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La jeunesse de l’engagement

Fête du parti communiste

La traditionnelle fête départementale du parti communiste de la Corrèze a eu lieu ce week-end aux Angles. Elle a débuté samedi par un débat sur le thème des Brigades internationales et l’engagement de la jeunesse.

Frédérick Genevée, membre du Bureau national du PCF, Camille Lainé, secrétaire nationale du Mouvement des jeunes communistes de France, Paloma Leon, cofondatrice de l’Ateneo republicano du Limousin et Alain Guilbert, secrétaire départemental du PCF de la Corrèze ont animé samedi un débat de qualité qui montre que l’engagement tisse des liens dans le temps.  
Frédéric Genevée a posé le contexte historique et politique qui a vu la naissance des Brigades Internationales. Elles iront se battre en Espagne aux côtés des Républicains contre les fascistes espagnoles, allemands et italiens : «une guerre civile féroce et politique où il n’y a pas eu de forme de négociations» a cadré Frédéric Genevée. La guerre fera 600.000 morts,   verra 500.000 Républicains en camps de concentration et 450.000 Espagnols obligés de s’exiler.
Sur les 35.000 Brigadistes volontaires, entre 9.000 et 10.000 étaient français. «C’était le 1er contingent. Cela s’explique par la force des partis de gauche et du PC, et la proximité géographique avec l’Espagne» précisait Frédérick Genevée. En face, les Italiens nombreux, plus de 50.000, la Légion allemande Condor suréquipée et les phalangistes espagnols soutenus par l’armée et l’église. Parmi les Brigadistes venus de 53 pays, des centaines de Corréziens dont Damien Magnaval auquel Paloma Leon a consacré un livre (Ed Les Monédières).
«Il a laissé sa vie à 33 ans le 22 septembre 1938 sur le Front de l’Ebre, la dernière grande bataille» indiquait Paloma Leon.
Elle a relevé un  point d’histoire méconnu de cette guerre d’Espagne et non pas guerre civile. Le coup d’état fasciste est survenu le 18 juillet 1936 alors que le lendemain devaient se dérouler en Espagne les Olympiades populaires de la jeunesse «en contre pied aux JO de Berlin d’Hitler. Il y avait beaucoup de jeunes de mouvements ouvriers qui se sont engagés aussitôt  dans la bataille» a t-elle souligné.
La guerre d’Espagne divise en France. La politique de «non intervention» du Gouvernement socialiste de Léon Blum aura des conséquences sur l’issue du combat. «La République espagnole n’a jamais demandé qu’on lui donne des armes. Blum n’a pas voulu en vendre à la République» rappelait Paloma Leon.
En France, des collectes dont celle de lait sont organisées. Dans l’assistance, une militante communiste depuis 1947 intervient après un «flash»  mémoriel : «J’avais 10 ans. On habitait Paris. Mon père communiste originaire de Pradines avait participé à une collecte de lait. Un soir, il est rentré le visage en sang. Il s’était frotté aux flics de Léon Blum. C’est avec ce fait que j’ai découvert la guerre d’Espagne». La guerre d’Espagne terminée, la Seconde guerre mondiale commence.
Les réfugiés espagnols seront très nombreux à rejoindre les rangs des maquisards. Un militant communiste a lui aussi évoqué son oncle républicain «Bénito» de la Brigade Nueve «Il n’a pas laissé sa part aux chats. En France, avec les FTP MOI, il a participé à la libération de Rodez. C’était un habitué de la fête des Angles».
De l’engagement aujourd’hui de la jeunesse, il fut plus question de paix que de guerre - avec un trou aveugle, celui des jeunes engagés dans le djihad -, du rôle du PC pendant la guerre d’Algérie, d’Indochine, des actions de la JC en Palestine, contre l’apartheid en Afrique du Sud.
Une histoire de lutte, de combats aux nombreuses ramifications donnant encore de jeunes pousses.

Serge Hulpusch

Légende photo : Les différents intervenants lors du débat sur l’engagement d’hier et d’aujourd’hui.

 

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