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Bouffées de souvenirs avec Sergent Garcia

Interview

La musique est un moyen de communication pour Sergent Garcia. Pour faire danser, mais aussi s’engager, dans des textes explicites dans lesquels il défend l’humanité. Sergent Garcia s’apprête à prendre à nouveau la mer, sur un voilier studio «Guakamayo», qu’il est en train de restaurer, pour faire de la musique et de la mer, aller de port en port pour enregistrer, ce qu’il a toujours fait depuis ses débuts au fil de ses tournées internationales qui passaient par l’Amérique du Sud. « Les migrations se sont toujours faites par voie de mer ». C’est aux  migrants qu’il pense : « Ça fait quatre ans que je restaure un voilier, à Valence, en Espagne. Depuis 15 ans que je vis sur le bord de la Méditerranée, le problème des migrants est certes dénoncé, il peut y avoir des solutions, mais depuis quelques années cela va crescendo dans l’horreur et du coup je me dis que comme mon bateau sera un studio d’enregistrement qui va voguer sur la Méditerranée, j’ai envie d’inviter mes amis musiciens sur plusieurs rives, de France, d’Espagne, mais aussi d’Algérie et de Tunisie, pour faire un travail sur cette situation et attirer l’attention sur le problème des migrants, mais surtout des morts. On ne peut pas laisser mourir ces gens sans rien faire. Nous avons tous été, à un moment ou à un autre de l’Histoire, des migrants et tout le monde a connu les horreurs de ces migrations. On ne peut tout de même pas continuer dans la surenchère de l’horreur, mais essayer de trouver des solutions. C’est une grosse ambition. A mon petit niveau, je vais juste essayer de provoquer une prise de conscience ». Avec ce voilier studio, Sergent Garcia compte aller à la rencontre des musiciens de Tunis, Alger, Marseille, Barcelone… « L’Histoire du monde, c’est celle des migrations, c’est une aide indirecte que nous souhaitons apporter et ouvrir les yeux à certains, notamment aux jeunes. Ce que nous payons là, ce sont les cinq cents ans de colonisation en Afrique. Depuis l’Occident, il faut savoir que c’est à cause de leurs guerres que les gens doivent fuir de leur pays ». Si Sergent Garcia suspend régulièrement la restauration de son voilier pour aller jouer au Mexique et en France entière, il ne perd pas l’objectif de vue. Ce tour de Méditerranée fera l’objet d’un album collectif, avec un morceau commun. Du voilier studio Guakamayo, on peut suivre l’avancée du projet sur la page Facebook à son nom. Et lorsque l’on lui demande un morceau auquel il est attaché, il parle de celui de Ruben Blades et son morceau Los disparicidos, dans lequel il parle de tous les disparus d’Amérique du sud. Aujourd’hui cette chanson a encore tout son sens : « On devrait parfois s’arrêter pour penser que ce n’est pas parce que l’on est en France que l’on est à l’abri, pas plus qu’en Espagne ou en Italie. Tu peux être effrayé par certaines réactions de gens qui semblent progressistes mais ont basculé dans le côté sombre ». En parallèle, Sergent Garcia a retrouvé le groupe de Punk Ludwig von 88, créé dans les années 1980 et rejoint en 1984 par Bruno Garcia qui n’était pas encore «Sergent». Fruit des revoillures, un album déjà mixé et enregistré qui sortira en septembre. Intitulé Vingt chansons optimistes pour en finir avec le futur, voilà les fondamentaux retrouvés, et la même formation, jusqu’au technicien et au manager. Dans l’ambiance, on se permet la plaisanterie : « Zorro a cent ans ! », « Sergent Garcia aussi », rétorque tranquillement celui qui a choisit de porter le surnom qu’on lui donnait déjà dans les cours de récréation. Et à propos d’ambiance, « Chouette festival, gratuit, comme une vallée cachée où l’on a été bien accueilli », souligne Sergent Garcia à propos du Festival Bien Affûté. A la fin de l’entretien, on se demande tout de même si l’on n’a pas rêvé d’un échange aussi familier avec un artiste admiré depuis tout ce temps. Le voici arrivant avec sa kyrielle de musiciens, tous aussi talentueux les uns que les autres. Sur scène, Sergent Garcia met à peine quelques secondes à poser l’ambiance. Ceux qui l’attendaient depuis quelques heures déjà s’élancent sur le dance-floor herbeux. Pour plus de deux heures de plaisir et de survol des dix albums ciselés et pleins de pépites : Acabar mal, Amor pa’mi , ou encore Una y otra vez, ça balance et c’est bon.