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Des agents trop consciencieux ?

Mobilisation

Des soignants « extrêmement consciencieux», peut-être un peu trop, qui ne font que suivre un mouvement national d’insatisfaction, si l’on en croit la direction du centre hospitalier d’Aubusson...
C’est en effet l’explication qu’apporte Françoise Dupêcher, la directrice, face au mouvement de grève et à la mobilisation des agents devant les quatre sites hier après-midi, à l’appel de la CGT. Rassemblés pour protester contre la dégradation de leurs conditions de travail (voir ci-dessous), les agents hospitaliers - infirmiers, aide-soignants et agents des services hospitaliers - ont débrayé pendant une heure sur les quatre sites. En tous cas, ceux qui ont pu être prévenus (la direction n’aurait pas fait correctement les annonces) et qui ont pu descendre, car les soins doivent tout de même être assurés.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? Une annonce de la direction comme quoi les arrêts-maladie et les congés ne seraient pas remplacés cet été. «On aurait alors deux agents pour quarante résidents, alors que normalement ils sont trois ou quatre, c’est compliqué, entre le linge, les soins, le ménage, ... c’est juste pas gérable», souligne Magali Bouchet, déléguée CGT au centre hospitalier aubussonnais.
Résultat, des soignants «à bout», guidés seulement par leur conscience professionnelle «mais même les plus motivés se lassent de ne pas laisser les personnes âgées sans soin ou trop de boulot pour leurs collègues...» D’autant que la rémunération n’a pas été revalorisée depuis 2010 : «Il faut être motivé, je vous le dis, pour travailler à l’hôpital aujourd’hui !»
Aude, infirmière depuis vingt ans, a fait tous les postes à l’hôpital d’Aubusson, et comme ses collègues, dénonce des conditions de travail dégradées «à ce point là, je n’ai jamais vu ça». Elle n’hésite pas à parler de catastrophe, soulignant le ras-le-bol des agents. Elle-même accuse 66 heures de travail cette semaine, avec juste son samedi pour se reposer, afin de permettre à ses collègues d’avoir leurs vacances...
Des conditions de travail dégradées, mais, surtout, «ça influe sur la qualité de la prise en charge, c’est inadmissible pour les patients et les résidents», s’insurge Magali Bouchet. Des patients et résidents d’ailleurs descendus avec les agents pour les soutenir lors de ce rassemblement. «Les familles et les patients nous soutiennent», se rassure Aude.
«Moi, je le vis très mal, j’ai l’impression qu’on nous pousse à la maltraitance», se désole Aude. Moins de temps pour les patients, plus de papiers à remplir, «on demande toujours plus aux agents avec moins de personnel». Margaux, aide-soignante depuis 2014, tire le même constat : «Moi, j’ai fait ce travail pour l’humain, et au final je ne le retrouve pas. Il n’y a plus de communication avec les résidents, on a plus le temps de venir les voir, on est sans cesse sollicités». Des patients avec des pathologies de plus en plus lourdes, qui demanderaient encore plus de temps et de soins...
Les représentants du personnel ont rencontré la direction jeudi dernier, «on leur parle de soin, d’humain, eux nous parlent seulement d’économie, de dépenses... C’est le discours de l’ARS [agence régionale de santé, ndlr] et du gouvernement cela dit...». Incompréhension et lassitude du côté des agents, «on n’est pas déficitaire, je ne vois pas pourquoi on nous enlèverait du personnel», «contrat de retour à l’équilibre, avec moins de possibilité de remplacement» côté direction...
Du personnel en moins, donc, mais pas de baisse du prix de l’hébergement pour les résidents. «C’est catastrophique, à l’Ehpad ils payent, et cher, et ils n’ont pas les soins , ni l’alimentation, ni les animations qu’ils mériteraient d’avoir».

Sous-effectif chronique
La CGT dénonce un sous-effectif chronique, déjà dénoncé l’an dernier lors d’une expertise du CHSCT. «Cela entraîne des problèmes de fatigue, d’épuisement du personnel, avec des risques psycho-sociaux installés», assure Magali Bouchet, déléguée CGT de l’hôpital d’Aubusson. Car outre la charge de travail en plus, les agents sont régulièrement rappelés sur leurs jours de repos...
Comme Margaux, qui a été appelée à cinq heures du matin pendant ses dernières vacances alors qu’elle se trouvait dans une autre région, chez une amie.
«On a des semaines à n’en plus finir, on ne prend plus les repos on les accumule, on craque tous, on est à la limite du burn-out», témoigne Aude.

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