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Le petit personnel coûte cher...

Centre hospitalier

Le déficit est abyssal pour un «petit» centre hospitalier : 700.000 euros cette année, ajoutés aux 1,4 million versés par l’ARS (Agence régionale de santé) : plus de deux millions de dettes pour un budget global de 13 millions d’euros, ce qui fait du centre hospitalier d’Aubusson «l’un des établissements les plus endettés de Nouvelle-Aquitaine».
Logiquement, l’ARS et la direction du centre hospitalier ont planché sur la façon de revenir à l’équilibre budgétaire, et devaient signer hier un CREF (contrat de retour à l’équilibre financier). S’ils ont bien travaillé pour réduire les dépenses, s’en prenant principalement au personnel avec 40% de suppression de postes sur l’ensemble des services, il semblerait que rien n’ait été décidé pour augmenter les recettes... ni même comprendre pourquoi ces recettes sont en baisse.
Magali Bouchet, de la CGT, dénonce ce plan et surtout la baisse annoncée du personnel : «On est déjà à flux tendu, rien que pour l’Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) Le Mont, on est 18 en temps normal pour 75-80 résidents, là on ne sera plus que 12. Ce n’est pas gérable et pourtant c’est ce qui a été acté au dernier CTE».  Les premiers qui paieront les pots cassés seront ceux qui sont déjà les plus précaires, à savoir les contrats à durée déterminés, qui ne seront pas renouvelés.
Pour les autres, le sous-effectif, l’épuisement, les rappels sur les congés ne feront que s’amplifier. Cet été déjà, les infirmières vont passer en 12 heures par jour : «C’était ça ou on n’avait pas de vacances», note Isabelle, infirmière. Son service (médecine) passera de 10 à 6 infirmières en septem-bre, avec les 12 heures imposées. Pour Florian, préparateur en pharmacie, «on va droit dans le mur, les gens ne veulent déjà plus venir travailler, et ça se comprend. Certains on un contrat pour du ménage et se retrouvent à faire des soins alors qu’ils ne sont pas diplômés...»
Une situation «honteuse» pour le personnel, et encore plus pour les patients et résidents... «Un soignant pour vingt personnes ne peut pas tout faire, c’est juste impossible», continue la déléguée syndicale, qui affirme indiquer depuis longtemps que l’hôpital est déjà en manque de personnel. «La direction nous répond qu’on est au-dessus des ratios nationaux, mais pour nous ce n’est pas assez pour traiter les gens correctement, surtout en Ehpad, ils méritent une fin de vie et une retraite tranquille, pas d’être enfermés entre quatre murs».
Isabelle ne cache pas sa colère : «La santé, ce n’est pas quelque chose qui doit rapporter de l’argent, mais du bien-être au patient, et ce n’est pas ce qu’on fait», s’insurge-t-elle, dénonçant la gériatrie comme étant devenu un vrai marché payant... sans aucune prise en compte de l’humain derrière : «Si lors d’un malaise cardiaque vous avez plus de 70 ans, l’hélicoptère ne se déplace plus, c’est juste l’ambulance... c’est ça le système de santé aujourd’hui...»
Si la situation dans les Ehpad inquiète, le site de La Croix-Blanche n’est pas mieux loti, «ce sont nous qui souffront le plus», affirme même Mathieu Charvillat. Avec la perte récente de deux des cinq médecins aux urgences, la CGT craint pour l’avenir du service, notamment parce que c’est sous la direction de Françoise Dupêcher que les urgences de Bourganeuf avaient été fermées la nuit...
Pour Mathieu Charvillat, la direction n’est pourtant pas la première cible à accuser, et les médecins (hospitaliers comme de ville) auraient largement leur part de responsabilités, tout comme la mauvaise image du territoire qui leur permet de dicter leur loi... au détriment du petit personnel.
Auprès du personnel hier après-midi, on pouvait noter la présence de certains élus, comme Jean-Luc Léger, président de Creuse Grand Sud, ou encore Nicole Pallier et Jean-Baptiste Dumontant, conseillers départementaux, venus témoigner leur soutien et leurs inquiétudes pour «le pôle de santé le plus important du sud de la Creuse, il faut le maintenir dans de bonnes conditions».

Suppression de personnel
Le CREF prévoit de faire des économies principalement sur le «petit» personnel (aide-soignant, agent des services hospitaliers, infirmiers,...), avec 40% de postes en moins annoncés pour septembre : non-remplacement des départs, non-renouvellement des contrats à durée déterminée, ... L’hôpital compte aujourd’hui environ 340 agents, ce qui ferait un peu plus de 130 emplois supprimés...
Suppression de lits
En service de soins de suite et de réadaptation (SSR), on passerait de 27 à 24 lits en septembre, et en médecine, de 28 à 24 lits. «La menace à terme, c’est d’arriver à 18 lits alors qu’on est à 28 aujourd’hui», s’inquiète Magali Bouchet.
Urgences
Accueillant une vingtaine de personnes par jour, le service des Urgences (site de La Croix-Blanche) vient de voir partir deux de ses médecins, l’un en retraite, l’autre par démission.

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