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Assistantes maternelles : «Ils veulent tuer notre métier»

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Une soixantaine de personnes a défilé ce samedi dans les rues de la ville pour dénoncer la réforme de l’allocation chômage qui menace le métier d’assistantes maternelles.

La manifestation se voulait départementale, mais n’a finalement réussi à mobiliser qu’une petite poignée d’assistantes maternelles. Alors, la coordinatrice du mouvement avoue une certaine déception : « Nous sommes un millier à exercer ce métier en Dordogne, j’aurais bien évidemment préféré qu’on soit autant dans la rue », avoue Audrey Laval. Le peu de participants n’entame cependant en rien la détermination des assistantes maternelles présentes, bien décidées à poursuivre le combat contre ce projet de réforme gouvernemental. « Nous nous battrons jusqu’au retrait défitinitif de ce projet ».

« C’est ajouter encore et toujours plus de précarité », Audrey Laval

Ce samedi, c’est ainsi munies de leurs gilets roses que ces assistantes maternelles ont battu le pavé des rues de la ville. Une manifestation tout en douceur : des comptines pour enfants rythment ce cortège d’un rare pacifisme qui détone avec la violence que pourrait avoir les conséquences de cette réforme. Celle-ci pourrait en effet conduire à une diminution substantielle de l’indemnisation des assistantes maternelles. « Aujourd’hui, on a deux voire trois contrats », explique cette Gilet Rose exerçant sur Bergerac, « quand l’un de ces contrats s’arrête, on touche du Pôle Emploi un complèment. Sans ce coup de pouce, on ne pourra clairement plus vivre dignement de notre métier ». Certaines évoquent même d’ores-et-déjà d’arrêter leur activité si une telle mesure venait à passer. « C’est une activité peu rémunératrice qui demande beaucoup de temps et d’énergie. Ajouter de la précarité à des situations déjà précaires, c’est signer la mort de notre métier ». La coordinatrice du mouvement va même plus loin en assurant que cette réforme n’impactera pas seulement leur profession : « Comment vont faire les parents qui vont travailler grâce à nous tous les jours ? Comment vont-ils faire pour faire garder leurs enfants ? Nous on va se retrouver à la recherche d’emploi car on ne pourra plus vivre de notre travail et les parents ne pourront plus travailler non plus. Nous sommes tous con-cernés par cette réforme ». Les Gilets Roses ont d’ailleurs ce samedi reçu le soutien de quelques Gilets Jaunes. Ces derniers organisent d’ailleurs samedi prochain une nouvelle action dans le cadre de la journée nationale pour le climat. « Nous devons faire converger toutes nos luttes. Qu’elle soit sociale ou écologique, l’urgence est là ».

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