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La Résistance et la déportation racontées aux écoliers

Education

Face à une quarantaine d’écoliers du Bout-des-Vergnes, Irène, Raymonde et Gérard sont venus témoigner hier de ce douloureux pan d’histoire que furent la Résistance et la déportation durant la seconde guerre.

Tous trois sont venus raconter leur histoire, celle d’un père résistant, d’une maman déportée, de leurs amis tombés, de leurs peurs, de leurs engagements durant cette sombre période que fut celle de la seconde guerre mondiale. Les élèves ont à peine dix ans, pourtant leur attention et leurs interrogations témoignent de leur intérêt, et de leur respect aussi. Sur le mur de leur classe, une longue banderole où ils ont écrit : « La différence aucune importance, entraidons-nous ». Les récits des trois témoins présents ce mardi prouveront la puissante portée de cette maxime.

« Quand on se coupe, notre sang à tous est rouge », Raymonde Bost

Irène Sapir retrace le parcours de ses parents. Une maman polonaise, un papa russe. Tous deux d’origine juive, ils sont confrontés à l’antisémitisme et fuient leur pays respectif. Leurs chemins se croisent en Palestine d’où ils seront chassés, cette fois pour leurs idées communistes. « Tous deux sont arrivés à Paris en France, dans ce pays des libertés où le Front Populaire faisait régner une ambiance joyeuse. Mais en 1939, la guerre éclate. Mon papa décide de s’engager dans l’armée car il ne voulait pas que les idées fascistes mises en place par Hitler s’emparent du monde. Il sera fait prisonnier en 1940 ». Irène qui n’a alors que cinq ans, et sa maman se retrouvent seules dans leur petit appartement parisien où le 16 juillet 1942 la police française pénètre, les raffle et les conduit au Vélodrome d’Hiver. Elles seront finalement relâchées. « Les femmes de prisonniers ne devaient pas être arrêtées, alors je suis là », sourit Irène, « mais ma maman sera de nouveau rafflée puis déportée à Aushwitz ». Les trains à bestiaux, le convoi 49, le matricule 37277, l’horreur des camps. « J’ai eu la chance extraordinaire de rester vivante et de retrouver mes parents. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Pour vous montrer les dangers de ces idées épouvantables qu’on appelle le racisme, l’antisémitisme ou encore l’homophobie... J’espère que vous vous en souviendrez en grandissant ». Raymonde Bost n’est elle qu’une adolescente quand son père, chef de l’armée secrète, la fait entrer dans la Résistance. La faim, le froid, les caches, les traques, les tracts, le bruit des bottes, les combats... Raymonde raconte ce si lourd passé avec beaucoup de pudeur. « Les résistants n’avaient qu’une envie, vivre libre. Ils se sont battus pour cela, avec cette conviction que les êtres humains, qu’ils soient noirs, jaunes ou blancs, sont tous des frères. Quand on se coupe, notre sang à tous est rouge, il n’existe pas de race supérieure ». Gérard Bonnamy n’a pas vécu la guerre. C’est l’histoire de son père qu’il vient partager avec les écoliers. « Il aurait pu rester chez lui, mais à dix-huit ans il décide de rejoindre le maquis dans le bois de Lagudal près de Maurens où ils retrouvent de nombreuses personnes qui, comme lui, avaient décidé de se soulever contre une armée, choisi de résister ». Gérard relate les multiples opérations, les sabotages pour désorganiser l’armée allemande, et contrer les nombreuses exactions commises par les nazis. « Il ne faut pas oublier qu’il y a encore des nostalgiques de cette période prêts à reproduire ces mêmes horreurs. C’est pour ça que c’est un devoir pour nous de vous parler, pour que demain vous puissiez vous aussi témoigner de cette histoire afin qu’elle ne se reproduise pas ». Dans la classe, les mots résonnent et les questions fusent. De cet échange, les trois intervenants espèrent que demain, les enfants seront à leur tour les passeurs de cette mémoire individuelle et collective.

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