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Projet pour l’emploi des jeunes à St-Joseph : on croise les doigts !

Mise en concurrence

Le 2 juillet, la préfecture de Dordogne a publié un appel à projets portant sur la création de 150 places de foyer de jeunes travailleurs. À Bergerac, la Maison Saint-Joseph se porte candidate, avec un dossier créatif et soutenu.

« On a fait une proposition d’habitat jeunes car on est en coeur de ville ». La directrice adjointe de la Maison Saint-Joseph - raccourci de Maison d’enfants à caractère social (MECS), située rue du Pont Saint-Jean, Nathalie Kunz précise que ce projet a été soumis aux collectivités... avant la publication de l’appel à projets de la préfecture de Dordogne, qui veut répondre aux difficultés de l’emploi des jeunes dans le bassin bergeracois. Or, la structure Saint-Joseph avait procédé à une étude des besoins en termes de logements pour les 13-30 ans sur Bergerac et le Bergeracois, sachant que, « qui dit emploi, dit logement, et inversement ». Le cas des emplois saisonniers est d’ailleurs illustrant : combien de jeunes gens passent à côté pour des motifs qui n’ont rien à voir avec le métier qu’ils sont en mesure d’exercer... et combien d’employeurs se retrouvent eux aussi empêchés ? La Maison Saint-Joseph, que dirige Pierre-Manuel Béraud, a alors « mobilisé la ville de Bergerac, la communauté d’agglomération bergeracoise (CAB), puis la région Nouvelle Aquitaine et l’Union régionale pour l’habitat des jeunes -URHAJ ». Rien de « paradoxal »  : quand « on met à jour les besoins d’un territoire et de sa population, il faut demander aux partenaires leur avis ». L’idée, le 14 juin dernier, consistait en effet tout naturellement à les convaincre de défendre un projet ancré dans la réalité et qui fait preuve de créativité. 

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« On sait travailler pendant des travaux »

En effet, la Maison Saint-Joseph, dont les équipes, saisissant l’opportunité de « l’élaboration du projet d’établissement », planchent sur le projet depuis «largement 2 ans », a imaginé le décliner de trois manières différentes. Première déclinaison : l’aménagement de logements sur place, agrémentés d’espaces en « co » pour travailler, pour cuisiner. Celui-ci se ferait sur les 1 000 m2 disponibles dans le bâtiment de la MECS, sur les deux étages inoccupés. A ce stade, la feuille de route prévoit 6 appartements, 15 studios et 11 chambres, soit 32 logements qui équivalent à 38 places. Si le responsable financier et logistique Jean-Christophe Laydevant sait que « ce serait le gros travail du dossier car il faudrait réhabiliter les étages, opération qui  passerait en outre par un désamiantage », la Maison Saint-Joseph a un atout à faire valoir : elle « sait faire ». En effet, en 2015-2016, la Maison des enfants a été revisitée : des toilettes et des sanitaires individuels ont été installés dans chaque chambre... et l’équipe a su continuer à remplir ses missions professionnelles, notoirement délicates (voir encadré ci-dessous).

Amener l’habitat des jeunes près de l’emploi

La deuxième déclinaison du dossier monté est appelée « habitat diffus ». Jean-Christophe Laydevant traduit efficacement le concept. « Il s’agit de rapprocher les logements des lieux de travail ». La structure aurait dans ce cas recours à des bailleurs publics ou privés « auxquels elle sous-louerait en quelque sorte ». Aujourd’hui, sur le papier, 22 logements seraient concernés. Enfin, le recours à des tiny houses constituerait la 3e déclinaison. « C’est une petite maison en bois, à mi-chemin entre le mobil home et la caravane ». Au regard de la réflexion menée, il en faudrait « une vingtaine ». Mais là n’est encore pas la principale originalité du dossier que la structure va soumettre à l’appel d’offres, qui se clôt le 13 septembre prochain. Non, la singularité audacieuse qui prévaut est d’être capables, dans le fonctionnement routinier,  de « différencier la Maison des enfants et l’habitat jeunes ». Mais la Maison des jeunes accueille déjà des majeurs, des contrats jeunes ont même été passés. « Cette expertise nous a encouragés à monter notre projet ».

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Le chiffrage de l’ensemble du dossier est en cours. « Avec les partenaires, on travaille en liens très étroits ». Aujourd’hui, l’heure est à la prudence, la peau de l’ours n’est pas l’ours. Ce qui n’empêche pas de croiser très fort les doigts. D’autant que si le dossier de la Maison de la rue du Pont Saint-Jean était retenu, sa concrétisation nécessiterait la création d’« au moins 10 emplois » -éducateurs et encadrants confondus- pour une institution qui compte déjà 68 équivalents temps plein. On connaîtra le résultat « vers octobre». Dans cette heureuse hypothèse -qui reste bien une hypothèse- les équipes souhaiteraient transformer leur dossier en réalité « dès 2020 ». Allez, allez, on y croit.

Fabienne Ausserre

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Un dispositif existe déjà à Bergerac

Un dispositif existe déjà, piloté par la Ville. C’est le maire Daniel Guarrigue qui, « il y a une vingtaine d’années », l’avait mis en place. « La Ville se porte caution pour les jeunes gens ». Et... « ça fonctionne très bien ». Reste que « cette idée de FJT, avec la CAB, nous soutenons ».

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Vocation de La Maison St-Joseph

Le responsable financier et logistique Jean-Christophe Laydevant résume le rôle de l’établissement. Au plan juridique, la Maison Saint-Joseph est une maison d’enfants à caractère social -MECS. Y vivent des enfants « placés » par décision administrative ou par décision judiciaire, qui sont les deux types de réponses qui peuvent être apportées à des mineurs en danger. Aujourd’hui, 43 des jeunes accueillis à la Maison Saint-Joseph sont hébergés dans la MECS et ils ont de 3 à 21 ans. « On appelle couramment ce lieu l’internat ». La structure prend en charge 22 autres jeunes, dans le cadre du dispositif TANDDEMS -pour travail d’accompagnement en lieu neutre et au domicile dans une démarche éducative de médiation systémique. «Ici, la perspective est le retour en famille ». A la demande du Département, TANDDEMS, qui est une « guidance parentale », a été labellisé. Ce service totalement mobile intervient aux domiciles et ses personnels travaillent en toute autonomie. C’est dire qu’à la Maison Saint-Joseph, « la mobilité, on sait faire ».Or, en ayant recours aux tiny houses, ce serait des équipes mobiles qui seraient mobilisées.