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Les opposants crient victoire

Société

Le Tribunal administratif de Bordeaux a décidé hier d’annuler l’autorisation relative au projet de contournement de Beynac.
La préfecture de la Dordogne a tenu à préciser dans un communiqué que « Conformément à sa position, l’Etat a veillé tout au long de cette procédure au respect du droit, au respect de la législation lors de l'instruction et au respect des décisions de justice. Les services de l'Etat et du département se rencontreront dans les prochains jours afin d'évoquer les mesures de sécurité du site déjà mises en œuvre ainsi que les suites que le porteur de projet entend donner à l'analyse de la décision de la juridiction ». Dans un communiqué les opposants au projet du collectif Sauvons la vallée de la Dordogne n’ont pas boudé leur plaisir, « Le Tribunal administratif de Bordeaux annule le projet de contournement routier de Beynac. Porté par le président du Conseil départemental de la Dordogne, le chantier avait d’ores et déjà été suspendu par le Conseil d’Etat en décembre dernier. Le collectif Sauvons la Vallée de la Dordogne salue cette décision qui préserve le patrimoine culturel et naturel de la vallée de la Dordogne. Depuis trente ans, défenseurs du patrimoine et écologistes s’opposaient au projet routier du Conseil départemental de la Dordogne pour préserver la Vallée de la Dordogne, classée réserve de Biosphère par l’UNESCO et bordée de six célèbres châteaux. Le projet du Conseil départemental impliquait la construction d’une route de seulement 3,2 km pour un coût estimé entre 32 et 50 millions d’euros, financé exclusivement par l’endettement du Département. Le projet avait été rejeté à 85% lors du complément d’enquête d’utilité publique mené en 2017 mais, malgré les recours, le président du Conseil départemental, Germinal Peiro avait débuté les travaux. Les juges du Tribunal administratif de Bordeaux se sont conformés à l’appréciation faite par le Conseil d’État dans sa décision du 28 décembre 2018 et ont jugé que « le projet ne saurait être regardé comme répondant à une raison impérative d’intérêt public présentant un caractère majeur ». Ils ont donc annulé l’arrêté préfectoral qui autorisait des travaux dans une zone classée Natura 2000 et réserve de Biosphère par l’UNESCO. Germinal Peiro avait multiplié les opérations de communication et tenté de mobiliser les élus pour défendre son projet. De nombreuses personnalités nationales (Stéphane Bern, Yann Arthus-Bertrand, Jacqueline Dubois, Franck Dubosc, Alexandre Gady, Allain Bougrain-Dubourg, Adrien Goetz, Jean de Lambertye, Corinne Lepage et Alain de la Bretesche) s’étaient à l’inverse insurgés contre le massacre du patrimoine culturel et naturel français ».
Pour Daniel Doublier, adjoint au maire de Beynac : « Ce jugement du Tribunal administratif de Bordeaux fait preuve d’une grande sagesse. Ce projet à l’intérêt limité aurait défiguré à jamais la vallée. La décision des juges bordelais va permettre d’économiser beaucoup d’argent aux contribuables de Dordogne tout en préservant la richesse touristique du Périgord noir ».

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