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A l'assaut de la mairie !

Gilets Jaunes

Les Gilets Jaunes de Brantôme ne désarment pas et ils ont appelé à la mobilisation pour l’acte 45, samedi. S’ils étaient peu nombreux, ils ont tenu la journée entière le rond-point de la Truffe, à Brantôme, et ont officialisé qu’ils montaient une liste pour 2020.

 

" Le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Ribérac nous a demandé de livrer nos identités. L’un de nous a tenté de refuser, avant de céder. En revanche, Laurent et moi, nous avons refusé ».  L’ulcération est patente dans la voix de Sébastien qui, avec Laurent, était le coordinateur de

l’acte 45 des Gilets Jaunes à Brantôme. Si les forces de sécurité n’ont pas insisté pour obtenir ce qu’ils avaient demandé aux deux leaders, Laurent a été choqué car il rapporte les avoir entendues dire « On s’occupera de ça à la brigade». Laurent leur a demandé le motif de ces relevés d’identité. « C’est le procureur de Périgueux qui nous a réquisitionnés ». Les Gilets Jaunes étaient « une quinzaine » à avoir convergé vers le rond-point de la Truffe à Brantôme, samedi, dès 10 h.

« Vers 10 h 30, trois hommes du PSIG et 3 gendarmes de Brantôme sont arrivés ». Outre la rapidité avec laquelle les forces de sécuité sont arrivées, leur présence -notamment celle du PSIG- est apparue aux Gilets Jaunes comme un signe de fermeté trop grand pour eux. Toutefois, ils n’ont pas été délogés. Total : ils ont passé toute la journée sur le rond-point. Le PSIG a repassé la tête, vers 12 h 30.

 

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Les Municipales 2020 en ligne de mire

Les Gilets Jaunes de Brantôme continuent « de préparer les municipales ». Jusqu’à maintenant, sur la foi d’une convention signée avec le maire Monique Ratinaud, ils se réunissaient dans des locaux chaque mercredi, à 18 h. Mais maintenant qu’ils entendent monter une liste pour le scrutin 2020, ils doivent répondre aux règles qui s’appliquent pour la campagne. Aussi ont-ils expédié un courrier en LRAR, pour que le maire mette une salle municipale à leur disposition. En attendant l’accord du premier magistrat, ils s’attèlent à compléter leur liste. « On a déjà une dizaine de noms ». La taille de Brantôme veut qu’il en faille 29. Si Laurent reconnaît que l’opération est difficile à mener, il pointe que, sur Brantôme, « aucune liste n’est complète ». Autrement dit, la détemination est intacte.

 

Fabienne Ausserre