Ils sont 8500 à pousser en ville : les arbres

urbanisme

Comptabilisés en 2016, un nouvel inventaire a eu lieu  afin d’écrire «le document d’orientation du patrimoine arboré» de la Ville de Brive.
«Ce DOPA nous donne une vision large de l’arbre dans la ville» déclare le maire, Frédéric Soulier. «Trois séquences de plantations sont prévues. En 2019, ce sont 282 arbres qui seront plantés» ajoute l’élu. Au total, d’ici 2028, 608 arbres seront plantés ou replantés selon «le principe de base, un arbre abattu : un arbre replanté».

Un plan pluriannuel

Il ressort de l’état des lieux établi par Matthieu Beringuier, en charge du patrimoine arboré, «des problèmes d’intégration dans l’environnement urbain» avec des gênes d’accès pour les personnes à mobilité réduite ainsi que «des arbres trop proches des façades». «Il s’agit de mieux réfléchir à la place de l’arbre et de planter le bon au bon endroit» argumente-t-il. Parmi les 8500, 16% sont des érables négundo taillés en rideau chaque année par les services de la ville. «Les arbres architecturés (53% du parc total ndlr) représentent un coût d’entretien important.  Leur taille mobilise 10 agents à temps plein sur six mois. Le choix d’essences comme les érables champêtres ont un potentiel paysager plus intéressant et plus naturel. Ces arbres seront en meilleure santé, car taillés moins souvent» présente le spécialiste.
Chaque arbre est désormais géolocalisé sur une cartographie numérique via un système d’information et de gestion (Géomobile Arbre) où l’identité du sujet, son bilan sanitaire et les travaux à effectuer seront inscrits. Les essences de remplacement prévues sur le plan pluriannuel seront de préférences mellifères et non allergènes. Trente-trois arbres d’intérêt botanique sont prévus au parc de la Guierle dont un séquoia géant pleureur et un pin napoléon. La première ceinture sera «replantée pied à pied pour conserver le paysage» précise Matthieu Beringiuer. Brive compte dix structures arboricoles classées «Remarquable».
«Nous avons désormais une excellente vision du patrimoine arboré qui va grandir avec la croissance de la ville. Concernant la voie verte, nous avons fait un choix bucolique avec une belle plantation de coquelicots et de bleuets. Sur les 9000 m2 de nouveaux espaces verts, un tiers sera planté en fleurs des champs» s’est enorgueilli le maire.
Quid du caractère vivant de l’arbre ? De sa capacité à fabriquer de l’oxygène par photosynthèse de capter le CO2 pendant sa croissance, à fixer de nombreux polluants atmosphériques, à climatiser les étés caniculaires des pôles urbains aux sols imperméabilisés, à donner des fruits
comestibles si tel est sa nature, à ressourcer l’humain ?
Quid ? Rien.

Sabine Parisot

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