Les fondus d'ultra-fond au départ

24 heures de Brive

210 coureurs d'ultra-fond ont pris le départ des 24 heures de Brive ce jeudi matin. Une épreuve comptant cette année pour le championnat de France.

 

Le départ de la 18e édition des 24 heures de Brive a été donné ce matin. Pour beaucoup, le défi peut paraître vertigineux et interroge souvent sur les motivations qui poussent ces athlètes à tourner pendant 24 heures dans les jardins de la Guierle. Habituellement d'une longueur de 1.000 mètres, le parcours a cette année été allongé de 200 mètres pour accueillir dans les meilleures conditions les participants. Demain, les meilleurs l'auront parcouru plus de 200 fois !

Si le record de 273, 7 km détenu par le Japonnais Shingo Inoue en 2010 lors de l'organisation des mondiaux à Brive ne devrait pas être battu, tout laisse à penser que les performances seront au rendez-vous. « On espère qu'au moins trois personnes iront au delà des 250 km » glisse Bernard Continsouza, président du PBAC, le club organisateur.

 

Des places à prendre pour les mondiaux

 

Et pour cause, comme en 2016, les 24 heures de Brive sont cette année support du championnat du France. Surtout, les meilleurs Français seront sélectionnés pour disputer les mondiaux qui se dérouleront à Albi en octobre prochain. Cinq tickets sont donc à prendre à Brive puisque le champion de France 2018 a déjà décroché le sien.

Avec 263 km avalés à Timisora en 2018, Stéphane Ruel fait figure de grand favori. Mais le titre lui sera disputé par de sérieux concurrents tels que Frédéric Bruno (vainqueur à Brive en 2018), le Vichyssois Thierry Gardent ou encore Christophe Rouat ou Fabrice Puaud (également vainqueur à Brive en 2017,2013, 2012).

Chez les dames, ce sont 6 places en équipe de France qui sont en jeu durant ces 24 heures brivistes. Il faudra surveiller Christine Bianchi-Zanconato (220 km à Albi en 2017) autant qu' Anne-Marie Vernet qui a plus récemment atteint les 207 km à Timisora et remporté l'épreuve de la Guierle lors des championnats de France en 2016 (222 km). Bien sûr la locale de l'étape, Sylvie Peuch, en équipe de France depuis une dizaine d'années, pourrait, elle aussi, réserver quelques surprises.

 

Des conditions optimales

Parmi, les concurrents il y a aussi tous ceux qui courront contre eux-mêmes et leurs limites. Ils sont 75 a avoir pris le départ de la course open. Et dans ce genre de discipline la jeunesse n'est que très rarement un avantage. « La très grande majorité des participants sont des vétérans, c'est à dire nés dans les années 70 » explique Bernard Cournarie qui prendra l'année prochaine la tête de l'organisation de l'épreuve briviste.

Du haut de ses 74 printemps, Roger Ben est le doyen de l'épreuve et participe pourtant au championnat de France. Son expérience lui avait déjà permis d'atteindre les 122 km à Albi l'année dernière. Bien que minoritaires, les jeunes générations sont aussi présentes. Le benjamin de cette 18e édition, Florian Servoles, 20 ans est également inscrit en championnat de France.

Mais l'ultra fond mettant les organismes à rude épreuve, les abandons pourraient également remettre en cause les hiérarchies. « En général il y a toujours entre 5 et 10% des coureurs qui jettent l'éponge. Cela dépend surtout des conditions. Par exemple en 2016, la course avait eu lieu début mai et le pollen avait provoqué des abandons à la pelle » se remémore Bernard Cournarie.

« Cette année avec une météo pas trop chaude, nous avons les conditions optimales pour voir des performances » estime-t-il.

Verdict à l'arrivée demain matin.

 

Mathieu Andreau

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