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So'Ham vise 4% du marché français du jambon

Economie

Le président de la région Nouvelle Aquitaine le confiait peu avant la pose de cette première pierre. «Ce dossier m’a donné quelques sueurs froides».
Mais c’est bien dans le giron de la région et à Brive que So’Ham, filiale à 50/50 de FIPSO et Sauels, à choisi de poser ses valises. «Une petite victoire» pour Alain Rousset  compte tenu de la concurrence exercée par d’autres sites tels qu’Agen, Marmande ou Castelsarrasin.

Une production destinée à la grande distribution

Et si Brive a finalement remporté le «jambon» So’Ham, au delà de l’attachement de FIPSO au sud ouest c’est surtout que la ville possède des «atouts logistiques avec le nœud autoroutier mais aussi par l’accueil réservé par l’Agglo pour répondre à nos problématiques» glisse Patrick Le Foll, PDG de FIPSO et moitié du consortium franco-allemand So’Ham dont le lancement de la production est attendue courant avril 2019.
Installée sur un terrain de 6 hectares de la zone de Brive-Laroche, la pose de la première était toute symbolique puisque les 6.500 m² de l’usine sont déjà en bonne partie sortis de terre. Sur la nature de la production, Patrick Le Foll s’est voulu particulièrement rassurant. «Nous allons utiliser des jambons frais issus de nos éleveurs FIPSO mais aussi d’autres partenaires 100% français et nos clients principaux seront la grande distribution vers les segments des marques distributeurs mais sur un créneau moyen et haut de gamme tout en respectant un cahier des charges très qualitatif (jambons bios, porcs fermiers, élevages n’utilisant pas d’antibiotiques et garantissant une alimentation des animaux sans OGM)».

120 emplois prévus

Aussi 10.000 tonnes de jambon devraient sortir de ces ateliers chaque année. «L’équivalent de 30.000 jambons par semaine ce qui représentera entre 3,5 et 4% du marché français du jambon».
Sur les 25 millions d’euros investis (dont 2,5 M€ d’aides de la région via les fonds européens), 8,5 millions  sont liés au processus de production qui intègre entre autre le «bien-être au travail avec l’automatisation des tâches pénibles».
Côté emploi, ce sont «120 postes directs» qui sont prévus  avec une montée en charge progressive. «Nous travaillons déjà sur le plan de recrutement avec les structures locales (pôle emploi) mais aussi avec les cellules de reclassement» a précisé Patrick Le Foll évoquant sans la nommer la récente fermeture d’Euralis qui avait mis une cinquantaine de salariés sur le carreau.  «Tout  notre challenge se résume à développer une production de qualité en étant une usine du futur. Il faut à la fois offrir des produits de qualité sans être trop hauts au niveau prix. Nous devons être en phase avec le changement des habitudes alimentaires et la compétitivité économique» a-t-il rajouté.
Patrick Le Foll a également mentionné les possibilités d’extension offertes par les 6 hectares de terrain, là où le préfet de la Corrèze a évoqué «peut-être un doublement des effectifs à terme». Seul l’avenir nous le dira. Toujours est-il que Frédéric Soulier notait que : «de mémoire de Briviste ça fait très longtemps qu’une usine de cette taille n’avait pas été installée à Brive».

Mathieu Andreau