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Un service incendie en surchauffe ?

24h de Grève au centre hospitalier

Le service incendie de l’hôpital était en grève jeudi  pour réclamer un poste supplémentaire et le règlement des heures supplémentaires effectuées par les agents depuis plusieurs années.

Alors que les urgences sont toujours en grève, et que l’élargissement à la chirurgie de la coopération entre l'hôpital et la clinique Saint-Germain fait grincer des dents le bloc opératoire, un nouveau front s’est ouvert, hier, au service sécurité incendie.
Au cœur de ce nouveau mouvement de grève d’une durée de 24 heures, toujours le même malaise, celui d’un manque de personnel faisant exploser les compteurs des heures supplémentaires. «Depuis 7 ans maintenant les personnels du service effectuent environ entre 100 et 200 heures en plus à l’année. Or, ces heures ne sont même pas payées en heures supplémentaires» proteste un agent gréviste. À l’origine de ces heures à rallonge, le départ non remplacé d’un agent pesant inévitablement sur les rotations d’équipes. Une détérioration des conditions de travail d’autant plus forte que chaque nuit, un des trois membres de l’équipe en service est «détaché» pour remplir une fonction de brancardier.
«Cet arrangement avait été décidé mais de manière transitoire. Cependant il perdure encore aujourd’hui. On ne peut pas faire deux métiers en même temps» déclarent les grévistes dénonçant l'organisation et le management du service. «Aujourd’hui, il nous manque un gars dans l’équipe pour assurer notre travail dans de bonnes conditions» revendiquent-ils.
Mais au-delà de ce manque de personnel c’est aussi leur métier qu’ils souhaitent faire reconnaître.  «Notre cœur de métier, c’est l’incendie ! Or, depuis plusieurs années la direction veut y associer la sûreté» expliquent-ils.
Principale pierre d’achoppement sur ce point : la vidéo surveillance. «Des écrans sont apparus sur les murs du service petit à petit. Le problème c’est que nous ne sommes même pas assermentés pour visionner ces vidéos. Si la direction veut avoir une équipe de sûreté elle n’a qu’à créer une équipe dédiée. Jusqu’à présent nous avons été gentils mais maintenant ça suffit. A partir d’un moment, il faut arrêter de nous prendre pour les hommes à tout faire de l’hôpital !».
Faire appel aux équipes de sécurité incendie pour faire office d’agents de sûreté est récurrent dans les établissements de santé mais
il y a néanmoins des limites à respecter. Si le règlement ERP (Etablissement Recevant du Public) stipule, une présence obligatoire d’un nombre minimum d’agents de sécurité incendie H24, ceux-ci ne doivent pas être «distraits» de cette unique mission.  

Nouveau préavis de grève en hémodialyse

Tout semble indiquer que l’incendie social qui avait embrasé l’établissement au début de l’été n’est pas encore maîtrisé. Surtout que des retours de flammes sont déjà prévus dans d’autres services. En grève cet été, le service d’hémodialyse alors dans le rouge avait eu gain de cause avec
l’embauche de trois infirmières. Sauf que désormais, c’est le retrait de trois aides-soignantes qui serait dans les tuyaux pour le premier
semestre 2021.   Face à ce «nouveau projet» un préavis de grève a d’ores et déjà été déposé pour le 7 octobre prochain.

Mathieu Andreau