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Comice trip et concerts à Chanteix !

Festivités

Quand le comice agricole et le Festival aux Champs frappent le même week-end, le village de Chanteix vit en plein air, de jour comme de nuit. Tours-bus, bétaillères et tracteurs annoncent la couleur : ici, on travaille au vivre-ensemble. Et ce n’est pas de la littérature, ça se passe en musique !

Le lien se tisse tout au long de l’année. Il passe par les enfants de l’école, les élus du conseil municipal, les acteurs associatifs, les artisans, les commerçants et les artistes de passage.

Sur le champ de foire, non loin des chapiteaux et des scènes installés au centre du village, les experts de la chambre d’agriculture et les membres du jury observent les limousines sous toutes leurs coutures.

Poil lustré, les bêtes se prêtent docilement à cet exercice ancestral. Pendant que le micro annonce des phrases sibyllines : «On peut lui reprocher sa rectitude trochanter» ou, au contraire, très explicites : «On peut lui reprocher ses arrières» ; «Elle a un bon quartier arrière» ; «C’est une génisse avec une bonne quantité de viande» ; «Elle est promise à un bel avenir»...

On procède à l’enregistrement. Une centaine d’éleveurs de bovins et d’ovins participent au concours. Pas de doute, on ne peut se méprendre, c’est bien le comice agricole du canton de Seilhac qui se déroule en plein Festival aux Champs.

«C’était le tour de Chanteix d’accueillir le comice. Avec les élus, nous avons choisi cette date avec les membres des associations. C’est volontaire. C’est ça le vivre-ensemble. Il ne suffit pas de le dire, il faut le faire» affirme Jean Mouzat, le maire de la commune.

Et tout le monde semble s’accorder sur le fait. Christelle Wable est sculptrice-céramiste. Chanteixoise depuis seulement 3 ans, elle a conduit des ateliers modelage avec les deux classes du village en vue de créer une exposition des productions des enfants le jour du comice.

«C’est le projet d’un trimestre. Nous avons eu 15 heures avec les enfants pour modeler ces vaches émaillées et cuites façon raku. Au départ, je leur avais proposé de réaliser des marionnettes mais les grands ont choisi une sculpture fixe. J’ai dit ok. Ils se sont alors confrontés aux difficultés que cela induit. Nous sommes partis d’un dessin puis est venu le temps du modelage» détaille l’artisane. «J’avais une charrette dans ma grange alors je l’ai rénovée pour y installer l’exposition». Une réussite. Elle matérialise ce fameux lien à tisser entre les populations.

Le décor de la Dieselle Compagnie attend patiemment son heure : 12h. Les comédiennes, Christine Larivière et Émilie Leredde, sont prêtes à jouer leur comédie de rue «Groseille et Mandarine». La remise des Prix du comice n’étant pas encore terminée, ce sera finalement 13h. Les artistes de rue n’ont pas leur pareil pour accueillir les imprévus de terrain ! Venues de Bourg-en-Bresse, elles ont ouvert leur salon pour «hooomme» dans le pré. Il paraît qu’on y trouve l’amour. Ça tombe bien ces deux coiffeuses acidulées le cherchent partout en France. Ces messieurs de Chanteix étaient doublement gâtés ! Elles ont ouvert deux fois leur salon ce week-end sans pour autant trouver «le beau fruit mûr de l’amour». Gâtés, on vous dit ! Du coup, elles ont fui dans le Cantal et seront à Aurillac pour le festival.

De la musique !

Côté concerts, l’édition 2019 du Festival aux Champs avait fait la part belle à la diversité. De la pop, de l’electro, du rap, du rock, du reggae. Oui mais voilà, qui trop embrasse, mal étreint  : le public a manqué en nombre. Vendredi soir, les organisateurs annonçaient «600 à 700 spectateurs. Nous souhaitions approcher les 1000» commentait Jean-François Poumier.

Des stars à l’affiche, pourtant, il y en avait. À commencer par Lou Doillon et son concert rock en mode défilé haute-couture. Un mélange des genres qui aurait pu être plus spectaculaire. Musique et toilettes soignées, l’enfant de la balle a déclaré «aimer voir les gens se rouler des pelles». On aurait aimé la voir illico emballer son guitariste, il le méritait !

La programmation électro rap du samedi soir a fait descendre en flèche la moyenne d’âge des festivaliers. «Le» Gringe, Caballero & «JiJi» étaient dans la place avec force lumière et décor. Quelques parents étaient toutefois venus accompagner leur progéniture dans leurs premiers pas de scène vivante.  Bien vu ! Ils ont ainsi pu découvrir Suzane. Du mime, de la danse, du corps, des textes, du costume, de la présence, du neuf. Le public avec elle et la nuit, à peine tombée. C’est ainsi qu’on aime ce festival, quand il ose et propose. Dimanche, le son reggae a fait revenir le soleil. Ce fut un joli jour de pluie.

Sabine Parisot