11 000 contre le terrorisme

Charlie mobilise à Châteauroux

Sous un soleil brillant et une température clémente, 11 000 personnes se sont rassemblées place de la république pour rendre hommage aux victimes des attentats contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, les forces de l’ordre et la communauté juive. Pour absorber la foule, les rues adjacentes étaient fermées et les parkings du centre-ville ouverts et gratuits. A la tribune, les discours se sont succédés pour saluer la mémoire des disparus et souligner les valeurs républicaines qui nous rassemblent.

Premier à prendre la parole, Gil Avérous le maire de Châteauroux confiait qu’on n’avait «jamais vu un tel rassemblement depuis la libération. Il est le symbole de notre unité nationale ». Une salve d’applaudissements nourrie est partie de la foule lors de son hommage aux forces de l’ordre. « Vous êtes debout pour défendre nos valeurs. Ces fous n’ont réussi qu’une chose : nous unir. Toutes les religions n’ont qu’un objectif : partager l’amour et la tolérance. Ne tombons pas dans l’amalgame ». Nouvelle salve d’applaudissements. «Le message de la France est qu’elle ne pliera pas. Nous nous relevons toujours ». Il a conclu par la célèbre citation apocryphe de Voltaire : je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire.

Les esprits malades censurent à la kalach

Animateur du club de la presse de l’Indre, Pierre Belsœur a ensuite pris la parole. « Notre génération a pu vivre librement depuis un demi siècle. Aujourd’hui, le monde a les yeux braqués sur la France et retient son souffle. Nous avons été naïfs. En France aussi on peut tuer pour un dessin. Aujourd’hui, les esprits malades censurent à la kalachnikov. Ce n’est pas la religion qui a tué, c’est la connerie d’illuminés. Ils ont soudé une nation. Aujourd’hui, Charlie Hebdo n’est pas mort et signifie plus que jamais liberté ».

Les représentants des cultes se sont ensuite succédés au micro pour transmettre des messages de tolérance et d’amour. Si la tension est montée lorsque l’un d’eux a souligné qu’en France les musulmans souffraient du racisme, la foule s’est malgré tout rapidement apaisée.

Christiane Véron, la présidente de la section indrienne de la ligue des droits de l’homme, a conclu la cérémonie en prônant l’unité. « Merci d’être venu pour partager notre peine, juste ensemble. Merci d’être là pour rendre hommage et dire non à l’abominable hymne à la mort parce que nous refusons la terreur, parce que la laïcité qui accueille sans exclure est la garantie de la paix ».

Après la Marseillaise et l’hymne européen, le chant des partisans a retenti avant que la foule ne chante une dernière fois la Marseillaise à capela avant de se disperser.

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