Il était une fois la rue de la gare

Un groupe de riverains est à l’initiative d’un livre sur la rue de la gare dans la continuité de ceux parus sur la rue Grande, la rue Victor Hugo et la rue de l’Indre. Sortie prévue au printemps 2017.

Si des Castelroussins se désolent régulièrement du manque de vitalité de la rue de la gare, il n’en fut pas toujours ainsi. C’est ce que s’emploie à rappeler un petit groupe de riverains qui s’est constitué en association et prépare activement un livre à paraître en 2017. « C’était une rue autrefois très animée » souligne Marie-France Niquet, sa présidente, dont le beau-père a habité rue de la gare.
C’est l’arrivée du train à Châteauroux avec la construction d’une gare en 1844 qui est à l’origine de cette nouvelle artère qui voit le jour en 1851 et entraîne la création connexes des rues du Conseil et Albert 1er où sera construit en 1922 l’Apollo. Ce sont des propriétaires qui en sont à l’initiative.
Plusieurs axes partent alors de la gare qui sont tous associés à des hôtels dont la vocation est bien entendu d’accueillir les voyageurs. La rue de la gare relie deux monuments emblématiques : la gare (même si celle-ci est plus modeste que certains espéraient) avec sa place semi-circulaire et le théâtre aujourd’hui disparu.
La Société d’agriculture et la Chambre de commerce s’y installent dans un premier temps. On y trouve des garages souvent associés à des hôtels, mais aussi un médecin, des opticiens, un photographe, un libraire un notaire, un fourreur, l’imprimerie Laboureur et une épicerie où étaient supendus des gibiers en vitrine comme en témoignent des photos.
A l’entrée de la rue côté gare les sœurs de Chavagne avaient ouvert un établissement d’éducation pour  jeunes filles devenu le lycée Sainte Solange. Compagnon du tour de France, Hyppolite Moreau, bâtisseur d’une grande partie de la rue, a laissé à la postérité ces guitardes ou lucarnes complexes qui intriguent les passants aujourd’hui encore dès qu’ils lèvent les yeux.
A partir des années 1980, la rue perd de son attractivité et s’endort peu à peu.
Une dizaine de rédacteurs planche sur cet ouvrage qui comprendra une partie sur l’histoire ancienne confiée à Pierre Remérand et des monographies écrites par plusieurs contributeurs.
Cet ouvrage qui sera édité par La Bouinotte, a déjà reçu le soutien des laboratoires Cazala et Fenioux. Mais l’association est toujours à la recherche de mécènes prêts à soutenir le projet. Sa sortie est prévue lors de la prochaine édition de l’Envolée des livres, le salon du livre de Châteauroux.

Contact : Marie-France Niquet, présidente de l’association, téléphone 02 18 02 51 07

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