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11:02 hélas ne pourra pas lui rendre hommage

Les macronistes déjà sur la campagne des législatives

Élections présidentielles

Dimanche soir après les résultats, les militants d’En Marche se sont réunis au restaurant l’Escale pour savourer leur victoire avant de penser déjà aux prochaines échéances législatives, dans moins de cinq semaines.

Ils sont une cinquantaine à se retrouver dimanche soir dans l’une des salles du restaurant l’Escale pour fêter le résultat de leur candidat Emmanuel Macron. L’ambiance est à la joie contenue. On trinque et on rigole mais tout le monde sait que le résultat des législatives conditionnera la politique du prochain quinquennat. A la télévision, les convives observent du coin de l’oeil les images de l’esplanade du Louvre.
Dans la salle parmi eux des militants et des sympathisants mais aussi des responsables comme Christian Baritaud, maire de Bridoré, représentant d’En Marche 37  et venu « donner un coup de main » en sa qualité de référent élection. Il digère mal le résultat dans sa commune. « 128 votes pour Le Pen et 127 pour Macron. Je suis déçu. Je pense que c’est le vote de l’aigreur et de la peur. Le FN est un parti qui donne de mauvaises réponses à de bonnes questions. »
Jean Robert a la victoire plus heureuse. Habitant de Vendœuvre, il est encore échaudé de s’être fait expulser de la place de la République le 1er mai dernier par « un chevelu ». Il est heureux du résultat ce soir. « Cela aurait pu être pire avec un FN encore plus haut », prévient-il. L’avenir, il le voit  de manière très précise. « Maintenant, il va falloir rallier les 70 % de français progressistes et républicains qui restent. Macron amène de la confiance et comme le disait Antoine Pinay, ministre d’Edgar Faure, 90 % de l’économie c’est la confiance. Macron va réussir. »
Christian Boislaigue, maire de Saulnay, une commune de la Brenne, avait prévu les résultats de ce soir, annonçant 65 % EM et 35 % pour le FN. « Le débat a été néfaste pour Marine Le Pen. J’ai parrainé Macron dès le départ car quand j’ai vu qu’à gauche ils étaient incapable de s’entendre alors qu’il y avait la place pour passer au deuxième tour.... Je n’avait qu’un objectif : tout sauf Le Pen. Et la seule solution, le seul recours possible, c’était Macron. Il y avait vraiment un danger, ceci dit, il faudra rester vigilant. Le FN reste un danger. Les législatives vont être compliquées, il va y avoir des triangulaires, voir des quadrangulaires. »
Pascal Maitre, le référent En Marche pour l’Indre savoure l’instant mais reste lucide. Jamais encarté, sa seule expérience militante était dans un syndicat étudiant. Engagé depuis le grande marche de juin 2016 avec Emmanuel Macron, il est référent depuis novembre dernier. « Maintenant, il va falloir se mobiliser pour les législatives », prévient-il.
A l’une des tables, on demande de faire moins de bruit. A la télévision, Emmanuel Macron s’exprime. « Chut, il faut écouter le président. »
 

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