Trouver une formation avec Pôle Emploi avant la fin de l’année

Du 14 au 18 octobre, Pôle Emploi met un coup de projecteur sur les formations qualifiantes qui permettent d'accéder à un métier dans un secteur qui recrute. Plus  de 6 000 places sont à pourvoir dans la région d’ici la fin de l’année.
Hier à l’agence de Châteauroux, une vingtaine de formations encore accessibles d’ici la fin de l’année étaient proposées. « On présente également les différentes aides à la mobilité disponibles pour le transport, mais aussi pour l’hébergement, la garde d’enfant..., indique Leslie Dauphin, conseillère. Il y a, par exemple, des aides pour faire réparer son véhicule. »
Les formations proposées couvrent un large éventail d’activités dans l’industrie, l’informatique, le paramédical, la vente, les énergies renouvelables...
« Malgré toute l’information diffusée, les gens ne sont pas tous informés de tout ce qui existe, complète David Bernard, responsable de l’équipe relation entreprises à Pôle Emploi. Châteauroux n’a pas l’image d’un bassin dynamique alors qu’il y a des recrutements toute l’année. Beaucoup d’entreprises ont une pyramide des âges qui fait peur. Aujourd’hui, on ne propose que des formations qualifiantes pour des secteurs en tension qui recrutent mais ne trouvent pas de candidats. C’est notamment lié à un déficit d’image de certains métiers. Pourtant, dans l’industrie par exemple, il y a des recrutements et de réelles perspectives de carrière avec des possibilités de promotion interne fortes. De plus, on filtre de moins en moins sur l’expérience et le CV. Ce qu’on évalue, c’est les capacités et le potentiel. »
Des éoliennes
à la chaudronnerie

Parmi les formations proposées hier, on trouvait une formation de technicien en énergie renouvelable, pour assurer l’installation et la maintenance de systèmes photovoltaïques et d’éoliennes. « Il ne faut pas avoir le vertige et supporter le bruit des pales », prévient Leslie.
Une formation aux métiers du bâtiment était également proposée, « une porte d’entrée pour découvrir les métiers et s’orienter ensuite vers une formation plus qualifiante comme maçon, coffreur, plaquiste... » On trouvait aussi les métiers de l’industrie comme chaudronnier ou opérateur sur machine. « On n’est plus dans l’industrie d’il y a cinquante ans, insiste Leslie. Les gens gardent
l’image de la pénibilité mais les métiers ont évolué. Et puis, c’est un secteur qui recrute avec des salaires intéressant. »
La maroquinerie
pourvoyeuse d’emplois

Une mère de famille est venue se renseigner avec ses deux enfants, pour changer d’orientation. « Je suis dans la restauration, plutôt en salle. J’ai validé mes compétences à travers un diplôme de serveuse mais je souhaite changer d’orientation, explique-t-elle. J’aimerais des horaires mieux adaptés pour pouvoir m’occuper de mes enfants. »
Après recherche, elle a décidé de s’inscrire à la réunion d’information pour devenir chauffeur-livreur. Autre candidate, Patricia souhaite une formation en maroquinerie. « Je suis attirée par le côté artistique et puis je veux travailler dans un secteur dont j’ai envie. J’ai démissionné de mon poste dans la grande distribution en février. »
Mathilde (son prénom a été changée) est aussi venue voir ce qui est proposé. « J’ai fait tous les métiers, sourit-elle. J’ai été couturière, vendeuse, secrétaire... Je veux bosser. Avant, je travaillais avec les boîtes d’interim mais cette année, c’est dur. J’ai passé les tests pour la maroquinerie la semaine dernière. J’attends la réponse. » Secteur pourvoyeur d’emplois, la maroquinerie forme régulièrement de nouveaux ouvriers qualifiés. L’exemple le plus récent est l’entreprise Rioland, qui a ouvert un atelier de formation au début de l’année cours Saint-Luc et compte en ouvrir un autre prochainement. Plusieurs centaines de personnes ont déjà été formées depuis le début de l’année. Plus d’infos auprès de son conseiller Pôle Emploi.