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"On sèche comme la planète"

Environnement

Ils étaient 150 à Tulle en matinée et entre 250 à Brive l’après-midi à défiler pour le climat. Ce vendredi, à la veille de la grande marche, les lycéens étaient dans la rue pour répondre à un appel mondial en faveur de la planète. Les jeunes s’inquiètent pour la nature et pour leur avenir. Ils cherchent à éveiller les consciences.

«Et un, et deux et trois degrés, c’est un crime contre l’humanité !», scandent les lycéens tullistes. Panneaux dans les mains et slogans dans la bouche, les jeunes marchent d’un pas assuré vers la Préfecture, avec sono et haut-parleur. «On sèche comme la planète !», aiment-ils rappeler. Ils étaient 150 à Tulle hier matin à participer à cette grande manifestation mondiale en faveur de la planète, intitulée «Friday For Future» et impulsé par Greta Thunberg depuis la Suède.

Inquiétudes

Ces élèves d’Edmond-Perrier se sont rassemblés devant la mairie puis ont défilé sur les quais et dans le Trech. Leur démarche était soutenue par la CGT. Quelques militants et citoyens éclairés ont suivi le joyeux cortège. De retour vers la mairie, le groupe des organisateurs de la manif a pris la parole. «Nous sommes inquiets pour notre avenir mais aussi celui de nos enfants et de tous les gens que nous aimons», affirme une jeune fille. «Nous devons agir, modifier les comportements individuels, sensibiliser les entreprises, obtenir des mesures de l’Etat», poursuit-elle au mégaphone, applaudie par l’assistance. «Le changement climatique est un enjeu majeur, on veut sensibiliser les gens, surtout les jeunes car l’avenir, c’est nous !», ajoute un jeune homme avant que le cortège ne se reforme pour revenir sur le lycée. «Il y a urgence», estime Vivien en terminale ES. «La température augmente, la calotte glaciaire fond, les intempéries, les catastrophes climatiques se multiplient partout dans le monde. Si ça continue comme ça, il n’y aura pas d’avenir !», observe le lycéen. «Le gouvernement annonce des mesures mais la pollution augmente encore en France. C’est nous qui allons subir les conséquences du changement climatique».
Pour tenter de ralentir le phénomène, de limiter les dégâts, chaque individu doit modifier son comportement. Les lycéens d’Edmond-Perrier veulent montrer l’exemple. Les cinq élèves organisateurs de la marche souhaitent relayer le défi «Trash Tag» lancé sur les réseaux sociaux. Il consiste à nettoyer un lieu particulièrement recouvert de déchets et montrer le travail accompli par des photos réalisées avant et après l’intervention. «Nous avons déjà trouvé un endroit juste en bas du lycée. De façon individuelle on peut accomplir de petits gestes comme consommer moins d’eau, éteindre les lumières», suggère le lycéen.

Les vendredis en grève scolaire

Vendredi dernier déjà,  quelques lycéens étaient une quinzaine à s’être rassemblés sur le parvis du théâtre. Un premier geste avant celui d’hier où 250 jeunes ont défilé avenue Roosevelt pour rejoindre leur camarades du lycée Cabanis. Très peu d’élèves ont rejoint le cortège, grilles fermées et personnel en alerte. À l’interne, selon les directives du ministère, l’organisation d’un débat. Sur les 1.000 élèves de Cabanis, une trentaine y ont assisté. Au Lycée D’Arsonval, il s’est déroulé à la suite de la marche.
Lila, Marie, Chloé, Jeanne, Émeline, Francisco, Alexandre, Manon ont entre 15 et 16 ans. Ils envisagent de participer à la grève scolaire des vendredis initiée par Greta Thunberg. Les épreuves anticipées du BAC ne leur mettent pas la pression, ils feront en sorte de s’organiser pendant leurs heures d’études pour mettre leur projet à exécution. «Depuis toute petite, mes parents m’ont enseigné les écogestes. Mais ça ne suffira pas» conscientise Lila. «On est jeune, on a envie de vivre notre vie entière, on a envie que ça continue, on a plein de choses à découvrir. Il faut bouger sinon il n’y a plus d’avenir» dit encore la jeune fille.

Karène Bellina et Sabine Parisot

Lebron Soldier XII 12

Marche des lycéens pour le climat à Tulle le 15 mars 2019