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Les services publics : un bien commun à préserver

Manifestation

Ce jeudi matin, entre 700 et 800 personnes environ ont défilé dans les rues de Tulle pour défendre la fonction publique et les services publics contre «les attaques du gouvernement». L’appel de l’intersyndicale CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FSU, FO, FAFP, Solidaires et Unsa, soutenu par le PCF et la FI, a été entendu.

Territoriaux, hospitaliers, postiers, enseignants, pénitenciers, agents des finances publiques, retraités, actifs, élus, militants, citoyens...
Plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées à Tulle pour la préservation de la fonction publique et des services publics. L’intersyndicale avait donné rendez-vous en premier lieu dans le parc de la mairie pour le départ du cortège. Les manifestants ont ensuite fait étape devant l’hôpital avant de gagner la Cité administrative. Des prises de parole ont eu lieu en ces trois points symboliques. La veille, la CSD CGT 19 avait réalisé une action dans différentes communes du pays de Tulle et de Haute Corrèze, appelant au mécénat pour sauver les services publics en péril.

"Conséquences graves et régressives"

La grande action unitaire du 9 mai intervient à quelques jours du débat à l’Assemblée Nationale sur une loi de transformation voulue par le gouvernement. Ce dernier envisage «la suppression de 120.000 postes, le recours accru aux contractuels». Une «modernisation» derrière laquelle se cache aussi le démantèlement du statut du fonctionnaire. «Ce statut qui nous permet d'exercer nos missions, et d’assurer une réponse aux usagers pour lesquels nous travaillons. C’est chaque jour sur nos missions, nos conditions de travail, nos droits et ceux des usagers que cette loi aurait des conséquences graves et historiquement régressives», indiquent les Territoriaux dans le parc de la mairie. Ces derniers refusent «la fusion de nos instances paritaires, qui est une attaque à la démocratie sociale, aux conditions de travail et au déroulement de carrière des agents».

"Les fonctionnaires créent de l'économie"

Réduction constante des effectifs, réorganisations, fermetures de services justifiées par la dématérialisation des démarches administratives impactent aussi les usagers.  «On se bat pour le service public dans nos territoires et au plus proche des citoyens», souligne Céline. «On constate que, depuis quelques années, le service public diminue, les usagers perdent cette proximité avec le développement du digital. Or la fracture numérique existe, elle est bien réelle. Au CCAS où je travaille on l’observe, les gens nous demandent de l’aide pour effectuer leurs démarches». La casse de la fonction publique et des services publics impacte aussi les activités commerciales et artisanales. «Moins de services publics, c’est aussi moins d’entreprises. Les fonctionnaires créent de l’économie, de la vie dans les territoires», ajoute-t-elle.
La désertification en milieu rural, c’est aussi ce qui inquiète Stéphanie, professeur des écoles «dans une petite commune». «Tout est fait au nom de la rentabilité économique. Or un service publique ne doit pas être rentable», estime-t-elle. L’institutrice dénonce aussi la loi Blanquer comme de nombreux enseignants dans le cortège, et craint «pour sa liberté pédagogique».  

"Grande angoisse"

Devant le centre hospitalier, l’intersyndicale déplore «la dégradation de la qualité de la prise en charge des patients, une déshumanisation tant pour les usagers que pour les personnels» et demande le retrait du projet de loi «Ma Santé 2022». La situation des Finances publiques est évoquée devant la Tour administrative. 40.000 emplois ont été supprimés depuis 2002, demain l’accueil physique disparaît au profit du numérique, de centres d’appels et de «nouveaux modes de contact». «On ne sait pas encore où l’on va et cela génère une grande angoisse chez les agents», lâche un syndicaliste.

La manif' s'est terminée sur le parvis de la Tour administrative par un moment théâtral et musical avec Ructor Vigo (dans la peau du député LREM C. Jerretie) et le groupe "Balasam". Une autre manifestation a eu lieu à Ussel dans l'après-midi à l'initiative de l'UL CGT. Une centaine de personnes se sont rassemblées place Alsace-Lorraine avant de se rendre à l'hôpital.

Le service public est «le patrimoine de ceux qui n’en ont pas». Un bien commun durement acquis par nos prédécesseurs et que l’on pille au nom du profit. C’est une richesse à préserver absolument. Une nouvelle mobilisation est prévue le 21 mai.
 

K.B

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Manif pour la Fonction publique du 9 mai 2019