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Une pause gourmande sur la route

Agriculture

Bison Futé l’avait annoncé : la journée de samedi était chargée sur les routes de la Corrèze mais sur l’aire du Puy de Grâce sur l’autoroute A20, les vacanciers ont pu profiter d’une pause bien méritée à laquelle les agriculteurs du département  ont participé de manière conviviale et pédagogique.

Boeuf du Limousin, pain de Naves, Cantal, tomates d’Objat, concombres d’Allassac ou encore veau sous la mère et autres magrets de canards... la plancha chauffait sur l’aire de repos en contre-bas de l’autoroute A20 en ce samedi de gros départs en vacances.

Pour la deuxième année consécutive, les éleveurs locaux organisaient une dégustation de leurs produits dans le but de faire découvrir aux voyageurs le terroir limousin.

«L’année dernière, nous l’avions organisé en juillet pendant le grand chassé-croisé. L’idée part d’un groupe de travail autour de la communication car nous avions besoin de parler de notre métier et d’en parler mieux. Le but est de montrer nos produits mais aussi d’échanger avec les gens car ils sont en vacances et donc plus disponibles. On veut leur montrer qu’on est là, leur donner envie de s’arrêter plus longtemps et montrer qu’ici notre agriculture est belle» explique Christophe Dos Santos, éleveur et élu du syndicat FDSEA de la Corrèze.

Et les gourmands n’hésitent pas à s’approcher pour récupérer la barquette garnie que leur tend Lucile, 12 ans : «J’ai des parents agriculteurs donc je viens montrer aussi que nos produits sont de qualité parce que parfois les gens sont mal renseignés donc on fait goûter aux gens de passage et on leur donne des conseils pour cuisiner aussi.»

A côté de la jeune corrézienne, les grillades cuisent doucement et ce n’est pas pour déplaire à Stéphane qui s’approche tout surpris en compagnie de ses quatre enfants : «Quand il y a des événements sur une aire d’autoroute on pense à de la prévention routière, pas à ça ! Nous allons dans le Périgord. On n’a pas pu s’arrêter manger sur l’aire précédente alors on va pouvoir agrémenter la gamelle. C’est sûr que ça peut donner envie de revenir en Corrèze»...

Cette initiative a été saluée par les vacanciers dont les impressions ont été recueillies sur un livre d’or signé par des nordistes, finistériens ou encore parisiens et sur lequel le veau («c’est une tuerie») permet d’oublier le noir bison, si futé soit-il.

Sabine Taverdet