Les réactions en Creuse

Elections présidentielles

Laurence Pache (France insoumise)
«Déjà, ce que je remarque, c’est le fort taux d’abstention. Chacun doit prendre conscience que c’est la première fois que ce taux est aussi élevé. Le pourcentage de 65% ne se porte pas non plus sur l’adhésion à un projet. Les 11 millions de voix du FN, c’est une très mauvaise nouvelle. Et nous, on aura à cœur de lutter contre ce qui fait monter le FN depuis 15 ans, le libéralisme prôné par Macron. Et dans les discussions que j’ai pu avoir avec les citoyens, les gens ont compris que c’est lors des législatives que tout allait se passer.»

Michel Vergnier (PS)
«Je veux féliciter le candidat élu à la présidentielle parce que sa victoire est synonyme de défaite du FN. C’est vraiment ce qui me tenait à cœur, je voulais que Le Pen soit battue avec l’écart le plus large possible.C’est la République qui a gagné. Maintenant il se retrouve aux manettes, à lui de prendre la mesure de la souffrance des uns, des abandons des autres, de répondre aux entreprises en difficulté, je pense à une en particulier à propos de laquelle je vais l’interpeller (GM&S Industry, ndlr). Mais aussi aux territoires et le nôtre, c’est le sens de mon engagement. Pas question pour moi d’être systématiquement dans l’obstruction mais pas question, non plus, d’être dans la soumission. »

Brigitte Jammot (LR)
«La peur a fonctionné. La peur de l’extrême droite. Macron a bénéficié des voix de droite et des ennemis d’hier qui dès ce soir redeviennent des ennemis. Les cartes seront totalement redistribuées pour les législatives qui seront révélatrices de l’état de l’opinion. En ce qui concerne la droite, on est en ordre de marche. Notre candidat Jérémy Sauty est sur le terrain depuis un mois. Les législatives sont notre action prioritaire à partir de demain matin. Tout n’est pas perdu pour la droite. Quand vous additionnez les voix de Fillon et Dupont-Aignan au premier tour, vous passez à 23%, même si tout ça n’est pas si simple, le socle électoral quand même là. Le score de la droite traditionnel arrive en premier, il ne faut pas perdre ces éléments de vue."

Claude Guerrier (PC)
«Le danger Le Pen a été écarté. La principale constatation, c’est que la participation est moindre qu’au premier tour. À Saint-Sulpice-le-Guérétois, les blancs et les nuls sont importants, les électeurs ont voulu manifester qu’aucun candidat ne correspondait à leur choix. Maintenant le plus difficile va être d’arriver à créer une majorité au Parlement sachant que le système législatif n’est pas celui de la présidentielle, il est moins clivant. Aux législatives, il y a des triangulaires quadrangulaire qui permettent une expression plus démocratique. On va essayer de se rencontrer avec les membres des forces progressistes de gauche. Maintenant faut se bagarrer, on est en capacité, au moins, d’avoir un groupe au Parlement, à même de défendre les plus faibles, je pense particulièrement aux salariés de GM&S.»

Marie-Hélène Pouget-Chauvat (PCF)
«Je ne peux que me réjouir du score nettement bas que fait Marine Le Pen. En tout cas j’espère que Macron fera la différence entre les citoyens qui ont voté contre Le Pen et ceux qui l’ont soutenu. Il est intelligent, il le fera mais est ce qu’il en tiendra compte... Nous au PCF ce qu’on voulait, c’est dégager Le Pen. Macron, on verra, est-ce qu’il pourra mettre en oeuvre tout ce qu’il propose ? En tout cas, on fera tout pour l’en empêcher. Après, il faut voir avec les législatives, essayer d’avoir une influence sur le Parlement. Macron n’a pas de réseau au niveau national.»

Jean-Baptiste Moreau (EM)
«On ne peut pas dire que le plus dur commence mais il faut amener une majorité, il faut assurer les législatives. Je suis hyper content mais je sais qu’il y a quand même un poids sur les épaules. 65%, c’est très bien. C’est quand même large, il n’y aurait rien eu de pire que 55%. Après, on est lucide, on sait que ce n’est pas un vote d’adhésion. Maintenant, à nous de convaincre. On va sillonner le territoire en long, en large, en travers. On va faire des réunions publiques et thématiques : transition énergétique, ruralité, agriculture... où faire venir des experts. Le ou la future ministre de l’agriculture devrait venir la semaine de nomination.»

Eric Daubechies (MoDem)
«Je suis satisfait du résultat. Maintenant, il va falloir travailler pour les législatives pour que la majorité soit la plus large possible. Ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est une image optimiste envoyée aux pays européens et aux pays du monde entier. La France a la capacité de remonter dans tous les domaines. Dans le commerce il suffit que la confiance remonte pour que beaucoup de choses changent. Pour les législatives,en Creuse, rien n’est joué. C’est une triangulaire qui se profile. Au national, je pense que les Français sont suffisamment intelligents pour donner la majorité à un président nouvellement élu. Je leur fais confiance pour ça.»

 

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