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Elodie Lafosse, une as du volant

Portrait

Derrière cette jeune femme de 26 ans, originaire et qui vit dans le petit village de Saint-Domet, aide-soignante de formation qui a repris des études d’infirmière, se cache une pilote automobile atypique qui a décroché tout récemment un incroyable titre de championne de France au terme d’un parcours étonnant qui a de quoi surprendre.
« Etre une fille dans un sport mécanique, traditionnellement dit de mecs, au départ, c’était vu avec une certaine curiosité, puis j’ai su gagner, progressivement le respect de chacun », explique-t-elle en préambule, avant de détailler plus avant le cheminement emprunté pour en arriver à cette consécration, qui représente la plus haute distinction nationale dans sa catégorie. C’est dire que l’on est face à une sportive de haut niveau dans un sport qui n’est peut-être pas assez médiatisé pour apprécier la teneur de l’exploit à sa juste mesure.
L’histoire d’Elodie Lafosse, c’est avant tout une histoire de famille. « J’ai grandi dans le sport auto depuis toute petite », dit-elle, précisant avoir suivi son père, lui-même féru de sport auto, sur toutes ses courses, depuis toute petite « en compagnie de ma mère et de mon frère. Je peux dire que je suis née dans le sport auto ». Observatrice privilégiée, elle sent l’envie de tenter l’aventure monter en elle, mais attend d’obtenir son permis pour l’annoncer aux siens.
Et finalement, le plus difficile fut d’obtenir l’agrément paternel ; un père forcément inquiet et lucide sur les dangers d’un sport qui demeure à risques et pas forcément pour les filles... Mais Elodie a une qualité essentielle, elle s’accroche, ne lâche pas son rêve ; l’opiniâtreté est un trait de caractère qui lui sera décisif. « Ma première victoire, c’est d’être parvenue à convaincre mon père ». Un papa, au rôle importantissime, qui va accompagner sa fille dans cet apprentissage, comme un témoin que l’on transmet ; c’est lui qui va lui acheter sa première voiture, une 206, qu’elle écumera pendant deux ans durant lesquels elle roulera chaque mercredi sur circuit, pour apprendre et se faire la main, dans une optique de loisir au départ, juste pour le plaisir de piloter.
Le pas de la compétition est lui franchi en 2017, avec une première participation à la Course de côtes de la Tardes, comme ballon d’essai. Une course de vitesse pure sur une route fermée, durant laquelle, les sensations ont été bonnes, alliant tout à la fois l’adrénaline et un degré de concentration extrême. L’envie de poursuivre s’affirme dès lors comme une certitude, et plus simplement comme une conviction. « Cette course fut un élément déclencheur, avec un temps encourageant. En 2018, j’ai ainsi participé à trois épreuves de la Coupe de France ». Une qualification inattendue en finale, révélatrice d’un talent naissant et pur, vient récompenser son parcours ; une finale achevée à la seconde place en catégorie voiture de production.
Une performance de choix qui conforte Elodie dans ses choix, et qui lui apporte une confiance en elle importante, elle, qui dit tant en manquer et qui voit en la voiture une manière de tout lâcher et de se transcender.
Une nouvelle saison commence, la fameuse 206 a fait son temps et est remplacé par une 106, avec un nouveau cap à franchir : « j’ai eu envie de m’inscrire au championnat de France, une folie, mais cela me permettait pas d’avoir plus de roulage, et de faire de plus belles épreuves », dit-elle, moins de deux ans après ses premiers pas en course. Une précocité exceptionnelle.
Là aussi, la présence de son père est déterminante, mais elle cite aussi Florian Bartaire et Raphaël Buxeraud, qui « chacun m’ont apporté un plus, notamment pour ce qui concerne les trajectoires ». La saison  débute très bien avec l’obtention dès le mois de mai de la Coupe des dames, au sortir de la première épreuve. Mais la seconde course marque un coup d’arrêt à sa progression, avec un accident survenu lors de celle-ci « j’ai terminé sur le toit, avec une voiture HS ».
Son tout premier accident, qui aurait pu briser son ascension. « J’ai pu compter sur un élan de solidarité autour de moi, notamment de la part de mon père et de mon frère, qui ont remonté la voiture en un mois afin que je puisse reprendre le championnat ». C’est dire le degré de confiance d’un environnement familial complètement tourné vers la réussite de la fille de la famille.
Un élan qui booste Elodie, qui toutefois, marquée par son accident, prend le temps de ré-apprivoiser la machine, de lutter contre l’appréhension. Elle réalise ainsi un stage de pilotage auprès de Jean-Pierre Troadec
Sa reprise est marquée en outre par des soucis mécaniques qui ménagent le suspense du championnat dont le sort s’est joué sur la toute dernière course.
Une épreuve au décours de laquelle Elodie a fait étalage à la fois d’une belle maîtrise technique, d’une détermination absolue, et d’une force psychologique certaine.
Elle livre une partition parfaite durant laquelle elle s’est dépassée « C’est dans l’adversité des différents écueils de ma saison que j’ai puisé la volonté de gagner ». Une victoire jouée à un point d’écart, qui lui permet d’obtenir le titre de championne de France de la Montagne de production.
Un titre qui s’il est abordé avec beaucoup d’humilité, demeure une consécration de premier plan, qui lui vaut le respect des garçons du milieu, mais aussi la fierté d’un père qui a su faire confiance à sa fille dans une relation renforcée par une passion commune.
L’avenir pour Elodie, c’est de poursuivre la compétition avec l’ambition de conserver son titre.
Cela passera par des améliorations techniques sur le véhicule « si j’ai le budget », précise-t-elle. Car malgré le succès, la faible médiatisation des épreuves ne permet pas forcément de trouver des sponsors pour accompagner l’ascension sportive. C’est peut-être aussi ce qui rend le parcours d’Elodie aussi beau : elle avait le plus petit budget du championnat !
Petit budget, reprise des études, le succès s’est construit à l’aune de nombreux sacrifices consentis « le prix de la passion », justifie-t-elle, pleinement consciente de la difficulté à concilier chaque chose, ce qui ne l’a pas empêché de valider l’ensemble de ses épreuves estudiantines.
Si elle n’envisage pas de changement de catégorie de voiture pour l’instant, voulant avancer à son rythme, Elodie Lafosse sera distinguée en fin d’année par la FFSA (Fédération Française des Sports Automobiles).
Un honneur qu’elle aborde avec discrétion, mais dont elle veut se servir avec la volonté de décomplexer les filles : « on peut être une fille, assumer pleinement sa part de féminité, être creusoise, venir de l’hyper-ruralité, avoir le cran de faire un sport de mecs, avec une petite voiture, être performante et réussir ».
Une forme de revendication à la reconnaissance et un pied de nez à une forme de déterminisme.
Pour tout cela, Elodie Lafosse, est un espoir, mieux, un exemple à suivre.