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Vianney Le Vacon s’alarme de la crise de la démocratie

Périgueux

Le seul élu communiste à la mairie de Périgueux, Vianney Le Vacon s’inquiète de la persistance de la crise de la démocratie. Tant à l’échelle municipale qu’à l’échelle de l’agglomération.

Des décisions autoritaires prises par des élus sans concertation, ou faisant fi de l’avis des citoyens, et voilà comment la crise de la démocratie atteint son paroxysme. C’est en quelque sorte le constat dressé par Vianney Le Vacon, élu communiste à la mairie de Périgueux qui siège dans l’opposition. Un constat inquiétant qu’il étaye d’exemples pris sur l’agglomération ou au sein même du conseil municipal de Périgueux. Là où une sérieuse brèche s’est ouverte dans la majorité qui compte désormais quelques frondeurs.  Pour Vianney Le Vacon, cette fronde n’est que « la pierre

d’achoppement d’une méthode municipale mise en place depuis le début du mandat. Il est clair que le maire a un problème avec la concertation. On l’a vu sur le dossier des logements du Gour de l’Arche dont les locataires ont appris dans la presse qu’ils allaient être détruits ». Sur la question des TAP dans les écoles ? « Bis repetita. Le maire s’est lui même fait piéger en lançant une concertation dans les écoles et en changeant de méthode en cours de route alors que le résultat est sans appel. Le maire n’écoute pas les gens de sa majorité et continue dans le déni de la communauté scolaire ».

Selon Vianney Le Vacon, Antoine Audi ne mène qu’une politique « du coup par coup, pas suffisamment audacieuse. Il prend des décisions n’importe comment, sans concertation. C’est valable aussi pour les fermetures d’école. La décision de la fermeture de l’école de la route d’Agonac n’a été prise que pour des raisons financières et a dû être reportée car les autres écoles de la ville ne pouvaient pas accueillir tous ces élèves ».

Réductions budgétaires

Pour l’élu communiste, il n’est plus tolérable que toutes les décisions publiques ne soient prises que sous le critère de la réduction des moyens budgétaires. Idem sur la question du commerce. « Même les commerçants ont du mal à se faire entendre du maire qui a fini par admettre qu’il fallait introduire de la gratuité dans le stationnement. Ce que je réclamais depuis longtemps. Reste que l’on ne peut plus raisonner commerce à l’échelle de Périgueux, mais à l’échelle de l’agglomération, ce qui n’est toujours pas le cas. Or, il me semble que le maire de Périgueux est aussi le premier vice-président du Grand Périgueux ». Galerie Montaigne dont il juge qu’elle arrive trop tard, aménagement des boulevards, autant de dossiers dans lesquels Vianney Le Vacon dénonce encore un problème de concertation. « Mais derrière se pose la question de la démocratie qui est malade ».

 

Fusions avec effusions

Une maladie qui gagne également les petites communes, incitées par la carotte à fusionner entre elles. Dernier exemple en date, le projet entre Razac-sur-l’Isle, Annesse-et-Beaulieu, La Chapelle-Gonaguet, Chancelade et Château-L’Evêque contre lequel s’élèvent de plus en plus de citoyens réunis au sein de collectifs. « Cette mobilisation contre la fusion est la réponse à la crise de la démocratie», affirme Vianney Le Vacon, qui fustige ce processus fortement encouragé par le gouvernement Macron. « Les décisions sont prises rapidement et sans concertation, sans consultation des citoyens qui ne demandent qu’à pouvoir s’exprimer. Les communes nouvelles ne sont pas faites pour mutualiser mais pour réduire de manière drastique les budgets publics et au passage supprimer  70 000 à 75 000 postes dans la fonction publique territoriale, ainsi que le prévoyait le programme d’Emmanuel Macron».

Pour Vianney Le Vacon, il ne fait aucun doute que « le processus de communes nouvelles est un prolongement de la loi NOTRe notamment. Dans ce nouveau schéma, les métropoles deviennent les centres de pouvoir et de richesses des territoires. Exit communes et départements remplacés par quelques intercommunalités et la règle de la concurrence entre territoire. La notion de solidarité territoriale qui préside encore à la gouvernance des communes et des départements n’existera plus. Dans les territoires, l’intérêt général et le sens commun perdent pied au profit du chacun pour soi. Dans ce monde libéral, cet hypercapitalisme prôné par le président Macron tout devient à vendre y compris les collectivités et les services publics ».

« Si le constat n’est guère encourageant, tout n’est pas perdu » estime Vianney Le Vacon pour qui les citoyens doivent se réemparer de la question démocratique.

 

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