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Les raisons d’un succès... avant l’OM !

En éliminant Lille, qui évolue trois divisions au-dessus, mercredi soir au stade des 16e de finales de la Coupe de France, le TFC a fait plus que réaliser un exploit. Collectivement, les joueurs ont prouvé qu’ils savaient répondre présent.

Jusqu’où va se poursuivre l’aventure des Trélissacois en Coupe de France ? Le plus loin possible espèrent secrètement les joueurs qui vont goûter pour la première fois de l’histoire du club fondé en 1950, la saveur d’un huitième de finales.
Car, après avoir éliminé Clermont (Ligue 2) en 64e, puis Muret (DH) en 32e, Trélissac a réalisé mercredi soir la sensation de ces 16e de finales en devenant le premier pensionnaire de CFA tombeur d’un club de Ligue 1 dans cette compétition cette année. Et même s’il a fallu aller jusqu’a la prolongation et les tirs aux buts, le résultat est là. Le TFC a fait chuter le LOSC et affrontera dans trois semaines... L’Olympique ee Marseille !). Plusieurs facteurs expliquent ce que la presse a qualifié d’exploit dans ses colonnes hier.

Le collectif

Face aux Nordistes, les Trélissacois n’ont jamais véritablement tremblé et ont affiché un vrai collectif. Mis à part quelques petites signes de fébrilité sur certains dégagements (et encore), les joueurs du TFC ont fait preuve d’une sérénité quasi désarmante.
« Nous étions surmotivés », explique Ricardo Sophie. « Bien qu’ils nous aient mis un but rapidement, nous avons continuer à nous procurer des occasions énormes. Face à nous, on avait des joueurs de Ligue 1 qui ont été avantagés par l’arbitre, mais cela ne nous a pas empêché de faire notre match, avec un maximun d'envie. Ca s'est ressenti ». Jimmy Burgho, le défenseur particulièrement en vue dans les couloirs, confirme. « Nous avons un groupe génial. Nous n'étions pas là pour faire la fête comme il y a six ans contre Marseille. Au contraire, cette fois-ci, nous y sommes allés confiants et sereins. Cette victoire, on s’y attendait ».
Même son de cloche pour le gardien n°2 de l'équipe, titulaire en Coupe, Eymeric Rucart, impérial mercredi soir.  « Avant le match, on savait qu’on avait des chances de l’emporter. On était calmes, sereins, prêts à produire quelque chose de très bien. Nous avions les capacités pour l’emporter. Ce ne sont pas les individualités, mais bien le groupe qui a payé. On a osé. Nous n’étions pas aussi timorés que pour Marseille ».
Et puis, un mot quand même de la défense qui n'a jamais faibli, surtout en fin de match, bien aidée par un gardien, Eymeric Rucart, qui a sorti un très gros match. Notamment sur le penalty de Benzia (61e) et plus encore lors de la séance de tirs aux buts.

La maturité

Cela fait déjà plusieurs années que l’effectif de Trélissac est globalement stable.
Au fur et à mesure de leurs expérienes, les joueurs ont appris à bien se connaître et ont pu acquérir un certain nombre d'automatismes. Mieux encore, ils se disent beaucoup plus mûrs. Surtout par rapport au match de 2010 contre Marseille.
Aujourd'hui, les joueurs trélissacois ont en moyenne entre 26 et 28 ans. « C’est l’âge de la maturité », décrète le défenseur Jordane Chevalier. « Car même à 1 - 0 on n’a pas tremblé. Nous sommes restés concentrés. Ce qui nous a permis d’éviter un deuxième but qui nous aurait tué ».
Mieux que ça, face à des professionnels évoluant en Ligue 1 et dont certains ont même disputé des coupes européennes, sans aucun complexe, les joueurs trélissacois ont osé produire du jeu, qu'il ont pris à leur compte durant une bonne partie de la première mi-temps.
« Nous avons gagné en maturité », reconnaît Jordane Chevalier. « Même avec des pro face à nous, on s’est permis de jouer. Nous n’avons pas été impressionnés. On savait que le temps jouerait en notre faveur, même si physiquement, c’était très dur ». De bonne augure dans la perspective du 8e de finale.

Le public

On ne le dit jamais assez, mais en Coupe de France, dans le combat de David contre Goliath, c'est toujours le petit qui reçoit le gros (il faut deux division d'écart).
Il y a six ans contre Marseille, un dimanche, près de 10.000 spectateurs avaient fait le déplacement en dépit de conditions climatiques polaires au stade Francis Rongiéras de Périgueux, d'ordinaire dédié aux joueurs du CAP rugby. Cette fois-ci, ils n'étaient « que » 7.258, mais ont su pousser l'équipe quand il le fallait. Donnant beaucoup de voix, y compris dans la tribune officielle.
Bref, le public a rempli à merveille son rôle de douzième homme. « Il a été excellent, plus de 7.000 personnes, alors que nous avons l’habitude de jouer devant 300. ça a été la fête pour Perigueux et toute la Dordogne. Ils nous ont porté. On doit aussi notre victoire à ce public génial », reconnaissait à chaud Jimmy Burgho.
Signe qui ne trompe pas, sitôt la victoire parachevée, le douzième homme a envahi le terrain comme un seul homme pour féliciter les joueurs et récupérer au passage de biens précieuses reliques : maillots, chaussettes, etc.

Un LOSC atone

En venant à Périgueux, l'entraîneur lillois Frédéric Antonetti ne s'attendait pas particulièrement à un match facile. D'ailleurs en préambule, il pestait déjà contre la qualité de la pelouse et prédisait à ses joueurs des creux et des bosses. Le LOSC, qui était encore engagé sur trois tableaux (championnat, Coupe de France et Coupe de la Ligue) avant la rencontre de mercredi, enchaîne les matchs en ce moment. Pratiquement un tous les trois jours. D'où peut-être une certaine fatigue des joueurs, en dépit d'un gros remaniement de l'équipe par son entraîneur. « Les Lillois n’étaient pas à 100 %, alors que nous, nous étions à 150. On a besoin de beaucoup de motivation pour disputer un match comme ça », souligne Jimmy Burgho. Le club nordiste est d'ailleurs dans une mauvaise passe actuellement. ça s'est ressenti sur le terrain mercredi soir.
Après une phase d'observation, les Lillois ont commencé à construire un peu de jeu, ce qui leur a permis de marquer rapidement grâce à Lopes (13e). Mais ensuite, ils se sont un peu endormis sur leurs lauriers, pensant sans doute que le plus dur avait été fait. Le LOSC n'a montré son vrai visage que durant le premier quart d'heure de la seconde mi-temps, confisquant quasiment le ballon. Et ensuite ? Pratiquement plus rien. Quelques actions ici et là, et c'est tout. Loin de ce que l'on est en droit d'attendre d'un club de professionnels.

Le facteur chance

C'est ce que les observateurs appellent la magie de la Coupe de France. Ses plus belles pages ont d'ailleurs écrites de cette manière. A l'image de Calais, petit club de CFA (comme Trélissac), finaliste malchanceux en 2000 contre Nantes (Ligue 1), vainqueur deux buts à un.
Le public et les médias raffolent de ces histoires de « Petit Poucet ». La victoire de Trélissac mercredi soir s'inscrit dans cette longue lignée. Les joueurs du TFC ont su jouer crânement leur chance, car ils savaient qu'ils avait les capacités pour décrocher la victoire au bout des crampons. « On savait que le temps jouerait en notre faveur », insiste Jordane Chevalier. « Le combat fut long. On s’est beaucoup dépensés. Nous avons également eu beaucoup de chance que le LOSC ait un calendrier chargé, ça a joué en notre faveur. Il a manqué aux joueurs lillois un peu de fraîcheur ». C'est ce qu'on appelle le facteur chance.
« Les conditions étaient réunies pour que cela se passe comme ça », reconnaît du bout des lèvres Frédéric Antonetti, l'entraîneur lillois, forcément déçu. « Ce n'était pas un match normal... C'est ça la Coupe ».
Elle s'est arrêtée mercredi soir à Périgueux pour le LOSC, mais se poursuit début février pour le TFC, pour la plus grande joie de ses joueurs et de ses supporters face donc à l’Olympique de Marseille.

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