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Réveil agité pour les migrants du squat de la Révolution à Limoges

Hier matin une vingtaine de policiers ont fait une descente dans le squat situé avenue de la Révolution à Limoges. Ils accompagnaient, sur ordonnance du tribunal, un huissier mandaté par Vinci, propriétaire des lieux.

Un dispositif a été mis en place par le commissariat afin d’assister le cabinet d’huissier chargé par ordonnance du Tribunal de Grande Instance de Limoges, de procéder au contrôle des personnes présentes «sans droit ni titre». Cette ordonnance prise à la demande Vinci, a permi à l’huissier de constater les conditions d’occupation des locaux et de procéder au relevé d’identité des occupants avec si besoin, le concours de la force

publique et l’assistance d’un serrurier. Très vite alertés par la situation, des membres de Chabatz d’entrar, se sont rendus sur place craignant, dans un premier temps, une expulsion. Une petite dizaine de militants de ce collectif dorment sur place depuis l’ouverture pour justement réagir au plus vite à ce type d’événement. C’est entre 8h et 8h30 hier matin que les policiers sont arrivés pour «une intervention musclée» comme le soulignent, sur place, les militants. Ils indiquent : «La grille est fermée à clé, le cadenas a été coupé et les policiers sont entrés sans dire pourquoi. On a vu l’huissier, les policiers ont relevé toutes les identités et procédé à des contrôles. Ils ont frappé à toutes les portes, et lorsque cela ne répondait pas, la porte a été forcée au pied de biche ou à coup de pied. On a eu beau dire qu’il n’y avait personne mais rien n’y a fait». Angèle, un des membres de ce collectif ajoute, «un huissier est déjà passé une première fois. Ici il y a aussi des enfants, des femmes, des personnes âgées et des personnes malades. On essaie de créer un lieu de vie agréable, on anime des ateliers participatifs tous les week-ends, il y a une bonne ambiance». Elle précise, «on vient de finir les travaux de mise en sécurité, on a donc contacté les pompiers afin que la commission de sécurité et d’incendie vienne vérifier».

Mathieu est dans ce squat depuis l’ouverture, «j’étais au CRDP avant, ce matin les policiers sont entrés chez moi, même s’ils disent qu’ici c’est pas chez nous, moi je considère que ça l’est. Ils ont fracturé des portes, alors que c’est ce qui nous permet de préserver no-tre intimité. Je suis là avec mes deux enfants de 7 et 9 ans, ils n’ont pas eu peur, ici nous sommes tous soudés par des valeurs humanistes, unis dans l’adversité. Comme tout le monde ici j’ai peur

d’être expulsé, mais au moins j’ai des papiers, ce qui n’est pas le cas pour tout le monde. Notre combat est humain, même si on doit faire face à un travail de sape».

Un groupe de femmes sans papiers a été particulièrement choqué par l’intervention, «l’une d’entre nous a fait un malaise, une policière l’a gentiment rassurée en disant qu’il n’y aurait pas d’expulsion aujourd’hui. Les policiers ont tout fouillé, même le frigo, mais on n’est pas des criminels, on veut juste un toit». L’une d’elles raconte, «moi, cela fait 7 mois que je suis arrivée à Limoges. Je dormais dans la rue et une dame m’a parlé de ce lieu». Les migrants disent avoir peur pour la suite, ils craignent que cette première intervention ne soit annonciatrice

d’une future expulsion.

Afin d’éviter cette situation, le collectif Chabatz d’entrar demande, depuis deux ans, l’ouverture de 200 places d’hébergement d’urgence, nombre du manque estimé en Haute-Vienne. Le collectif interpelle régulièrement l’ensemble des collectivités locales, territoriales et l’Etat à ce sujet. Il y a un an, il avait réquisitionné les anciens locaux du CRDP afin d’y mettre les migrants à l’abri. Début juin, la préfecture avait décidé

l’évacuation de ce squat à la demande du Conseil régional, propriétaire des lieux. Un hébergement temporaire dans un bâtiment du centre hospitalier de Saint-Junien, réquisitionné par le préfet, avait été proposé aux personnes présentes sur les lieux. 50 personnes, sur 90, l’avaient accepté. En prévision de cette évacuation, le collectif avait ouvert un nouveau squat dans d’anciens locaux

syndicaux d’EDF, rue de la Révolution à Limoges.

Fatima Azzoug

Photo: L’intervention a surpris et choqué.

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