Fil info
11:39RT : Avec les postier.e.s en lutte à devant le centre de tri… https://t.co/RcjvkQ1Pkw
11:08Incompréhensible cluzel!!! Région : L’ARS ferme le centre expert autisme du Limousin | L'Echo https://t.co/bjaDRaLYnY via
07:59Région : Dépôt de bilan de l’entreprise de porcelaine J.l. Coquet à Saint-Léonard -> https://t.co/PHjZHN9Cjk
07:35# # - -Vienne : Tati Limoges reste ouvert et change d’enseigne -> https://t.co/2hwwgiUo7O
07:33France : «Le labyrinthe de la Voix» sillonne la porte océane -> https://t.co/lWpldLZ5Bs
07:30France : Limousine Park, moins cher, plus interactif -> https://t.co/reUfVzI2SL
07:26Région : Contre les punaises de lit : notre meilleur ami, le chien -> https://t.co/dv2rPSJqZE
22:56 Désolée on ne peut pas y croire ou alors qu'il dénonce de toutes ses forces la remise en cause sans pr… https://t.co/48jOvXeUnj
22:12Ribérac : La photo de la voisine confond le voleur -> https://t.co/Vrvrmiwwwm
21:15Région : L’ARS ferme le centre expert autisme du Limousin | L'Echo https://t.co/9ql4IKcjcl via
21:14Sarliac-sur-l'Isle : La preuve par l’exemple -> https://t.co/WNSVy1YIfv
21:12Région : L’ARS ferme le centre expert autisme du Limousin | L'Echo https://t.co/9SP8yBiQ7k via
20:49Corrèze : A tire d'ailes à l'aéroport de Brive-Vallée de la Dordogne -> https://t.co/ZyElSS7EfE
20:21RT : Ce matin, un contrôleur de train originaire de Brive a été agressé dans le train aux Aubrais près d'Orléans. Les co… https://t.co/gHYrmurXPl

Radio France : l’appel du 18 juin massivement suivi

Hier comme dans le reste de la France, l’antenne de France Bleu Berry a pris une couleur musicale, sans ses animateurs, en grève pour dénoncer le projet de réorganisation porté par la direction.
Le plan d’économie 2019/2022 proposé par la direction de Radio France en mai dernier inquiète les salariés : 60 millions d’euros d’économie, réorganisation arbitraire, suppression de certaines activités, flexibilité des horaires, annualisation du temps de travail, suppression de jours de congés, des CDD et de 270 postes, voir 390 si les organisations syndicales ne signent pas les accords proposés. Un chantage à l’emploi digne du XIXe siècle.
Hier 18 juin, l’intersyndicale* avait donc appelé à la grève des antennes pour manifester leur refus et leur incompréhension face à ce plan social. L’appel a été massivement suivi, avec notamment 85 % de journalistes grévistes (source SNJ). Seules deux matinales de France Bleu sur 44 ont été diffusées dans des conditions normales, à Bordeaux et Auxerre, par des salariés en CDD. « C’est une grève de 24 h, pour montrer à la direction que les gens sont mobilisés car ils ont peur de perdre leur boulot, explique Thierry Chareyre, animateur sur France Bleu Berry et délégué syndical (Sud), présent à la table des négociations. Ils sont aussi en colère qu’on les prenne pour des idiots, en présentant des chiffres qui ne sont pas bons. Ils voient aussi la casse de l’expertise et de la qualité des antennes de Radio France. »
Le plan stratégique 2022 présenté en mai dernier prévoit une économie de 60 millions d’euros sur le budget, répartis ainsi : 20 millions sur les charges salariales, 20 millions pour permettre d’investir dans le numérique et 20 millions pour compenser le désengagement de l’Etat au travers de la suppression de la redevance audiovisuelle.
« L’Etat veut supprimer la taxe d’habitation, or la redevance est adossée à cette taxe donc en supprimant l’un, on supprime l’autre. La conséquence principale est que nous n’aurons plus d’indépendance avec une enveloppe budgétaire fixée par l’Etat. C’est un retour à l’ORTF et il y a un profond malaise qui agite Radio France. Si on nous enlève ça, on perd toute indépendance. De plus, ces économies sont annoncées à un moment où Radio France fait un carton et réalise ses meilleures audiences. Le groupe Radio France est le premier groupe radio en France ! A qui profite le crime ? Pourquoi faire 60 millions d’euros d’économie alors que le groupe a dégagé sept millions d’euros de bénéfices en 2018 ? »
De plus, les syndicats dénoncent des chiffres faussés, une information révélée par nos confrères de Mediapart qui pointe un écart de 9 millions d’euros. « Il y a un soucis d’expertise, fulmine le délégué syndical. On veut l’exactitude des chiffres. » Au-delà de la réorganisation, c’est aux acquis sociaux que la direction s’attaque. « Cette économie de 60 millions touche tous les acquis depuis la création du groupe en 1975. Ils veulent même réduire le nombre de musiciens dans les orchestres. C’est une coupe en règle du service public. »
L’antenne réduit déjà sa voilure à la rentrée en passant de 12 h à 9 h d’antenne par jour. « On émettra de 6 h à 12 h et de 16 h à 19 h, regrette Thierry. Actuellement, on est sept animateurs. On peut imaginer que le prochain départ risque de ne pas être remplacé. »
Pour les syndicats, ce projet cache un autre enjeu, préparer le terrain pour une future fusion France 3 et France Bleu. Une réforme pas encore annoncée par Franck Riester mais qui fuite des tuyaux. Déjà, France Bleu assure trois heures d’antenne de France 3 le matin à Toulouse et à Nice, à la rentrée prochaine également à Guéret et à Lille. « On veut le détail du projet, reprend le délégué Sud. La direction veut tout remettre à plat en quatre mois et remettre en question notre façon de travailler et le fondement du service public. On ne sait pas non plus où on va d’un point de vue éditorial. »
FR
* CFDT - CGT - FO - SNJ - Sud - Unsa