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A 3 semaines d’avoir purgé sa peine… il en reprend pour 3 mois

Justice

Hier mardi 15 octobre 2019, un homme de 30 ans était jugé dans le cadre d’une comparution immédiate au tribunal correctionnel de Périgueux pour avoir détruit son bracelet électronique le soir même du jour où il avait bénéficié de cet aménagement de peine. Des faits qui lui valent de retourner à la case prison.

Alors qu’il purgeait une peine de cinq mois de prison pour des délits routiers, un jeune homme a bénéficié du port d’un bracelet électronique pour finir sa peine de trois semaines. C’était le 9 octobre dernier. A sa sortie, le prévenu s’est rendu au domicile de ses parents à Marsac-sur-l'Isle. Le temps de  cette période. Ce soir là, selon lui, c’était l’anniversaire de sa mère et il aurait bu « quelques verres de rosé » pour fêter ça.

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Mais un peu plus tard, comme il n’arrivait pas à s’endormir, sa mère lui aurait donné un cachet. Il en sera d'ailleurs par la suite évoqué trois. Toujours est-il que le mélange aurait eu pour effet de l’énerver plutôt que de le calmer. Il se serait alors « embrouillé » avec sa compagne -et mère de son enfant- qui vit à Bergerac. C'est qu'elle n’aurait pas voulu le laisser voir leur enfant. Explosion de colère de sa part. Il aurait arraché son bracelet et détruit l’unité centrale, le chargeur et le micro du dispositif. A 1h57, les alarmes retentissaient dans le service chargé de la gestion des bracelets électroniques. Le trentenaire serait ensuite allé se coucher dans son véhicule, assommé par les fameux cachets et endormi pour plusieurs heures. Selon lui, ce n’est que le lendemain que ses amis lui ont décrit la scène. « Quand j’ai vu toutes ces alertes, j’ai appelé le SPIP, j’ai fait plusieurs démarches et, finalement, je me suis rendu au commissariat dès le matin, en disant que je voulais finir de purger ma peine ». 

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Toujours est-il que le prévenu a derrière lui un lourd passé judiciaire, avec 26 condamnations à son actif depuis 2006 -il était alors encore mineur. La présidente du tribunal Eva Dunand-Fouillade le lui a fait remarquer. « Peut-être qu’aujourd’hui, au bout de 26 condamnations, vous n’avez plus le droit à l’erreur ?  Pourquoi mettez-vous tout en échec le soir même de la mise en place d’un aménagement de peine ? C’est problématique ». Le prévenu a évoqué une jeunesse tumultueuse imbibée d’alcool et entourée de mauvaises fréquentations. « J'ai réagi comme un bébé car j’étais en 
colère
». Pas de quoi convaincre le vice-procureur Stéphane Renard, qui n’a pas cru à l’inconscience du prévenu provoquée par l’alcool et les médicaments. « Ce n’était pas une maladresse, c’était délibéré ».  Et de requérir une peine de huit mois de prison, dont cinq avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, mais aussi une obligation de soins, de travail et de paiement des dégâts (un peu plus de 500 €)… en demandant un maintien en détention. Ses réquisitions ont été suivies par le tribunal. 

Philippe Jolivet