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«Il fallait que ce livre sorte»

Salon du livre

La 22e édition du salon du livre de Naves accueillera demain une enfant du cru pour la parution de son premier roman. Avec «A fleur de peau», Léna Meynard réalise un vieux rêve mû par le besoin d’écrire.
Du haut de sa petite trentaine, Léna Meynard peine encore à s’estimer légitime derrière un stand d’auteur. Elle aura pourtant toute sa place à la 22e édition du salon du livre organisée demain à Naves. Désormais navaroise à plein temps, la rédactrice indépendante a publié son premier roman «A fleur de peau» en septembre dernier.  «Je suis toujours dans la phase de découverte de cet univers» confesse avec modestie son auteure qui déclare ne «pas être très douée ni très à l’aise» pour promouvoir ce premier opus.
Son truc à elle, c’est avant tout l’écriture. Léna a grandi parmi les livres et «écrire est une envie de longue date» précise-t-elle. «J’avais déjà commencé à écrire des petites choses mais je n’étais jamais allée au bout et franchement c’était plutôt très mauvais» analyse-t-elle rétrospectivement.
Un concours de nouvelles sur internet lui permet pourtant de sauter le pas. «La seule chose que j’ai gagné c’est un beau t-shirt en décrochant la cinquième place» s’amuse-t-elle. «Pourtant le début de cette nouvelle m’a donné  envie de développer cette histoire. J’étais de retour en Corrèze ce qui m’a aussi permis de me consacrer au travail créatif». Loin du tumulte parisien, Léna a alors pu coucher sur le papier «A fleur de peau», un roman d’amour pas à l’eau de rose qui évoque autant la souffrance amoureuse que la reconstruction.
Une autobiographie à fleur de peau ? Pas vraiment. «Ce livre est peut-être une sorte de thérapie par l’écriture mais pas que. Au début, c’était un récit de vie pour se délester de ce que je traversais mais très rapidement je me suis dessaisie de moi-même et la thérapie est vite devenue un pur travail d’écriture» explique-t-elle.
Un roman écrit à la première personne entretenant une frontière ténue entre réalité et fiction à l’origine de quelques quiproquos. Ce qui n’est pas pour déplaire à son auteur. «Certains lecteurs étaient persuadés qu’il s’agissait d’un récit complètement autobiographique et se sont ouvertement réjouis de ma nouvelle situation amoureuse» rapporte-t-elle.
Mais pour que ce rêve de papier broché s’inscrive, lui, dans la réalité, la Navaroise a ensuite dû se frotter au monde, non moins froid, de l’édition. Après avoir essuyé les refus des grandes maisons parisiennes, Léna a songé un temps à l’auto-édition. Une rencontre fortuite, à l’image de la protagoniste principale de son roman, l’a finalement aiguiller vers un petit éditeur breton. «Tout est allé très vite. J’ai envoyé mon manuscrit aux édition Stellamaris en juin. Deux semaines plus tard, je recevais une réponse positive et un contrat» se souvient-elle.
«Si l’égo a pris une petite claque après les refus parisiens, il était indispensable que ce livre voit le jour. Il fallait que cela se formalise pour que je puisse repartir sur autre chose» confie la trentrenaire.
La suite ? Léna n’a pas encore eu le temps d’y penser. «Je ne parviens toujours pas relire ce livre mais j’ai des retours positifs de lecteurs qui se sont identifiés au parcours du personnage et ça me rassure un peu. Pour l’écriture du prochain, j’ai encore beaucoup de mal à me discipliner. Les mots sortiront quand il le faudra. Reste à trouver le temps et l’espace» glisse-t-elle.
Mais tout laisse à penser que son environnement navarois sera alors encore privilégié.
Mathieu Andreau