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Un beau week-end de découvertes

Fête du couteau

Ce week-end avait lieu la 24e édition de la fête du couteau. Une édition qui devrait retrouver les taux de fréquentation des meilleures annnées puisque dès samedi, la fête a fait le plein de visiteurs. Une édition enore une fois pleine de découvertes.

L’implantation de nouvelles pagodes permettant davantage d’ombre pour les couteliers et les visiteurs a apporté un certain confort pour la visite.
Et si le bilan ne pourra être fait que dans les prochains jours, les organisateurs sont d’ores et déjà satisfaits, « nous sommes sur une fréquentation digne des meilleures années et les couteliers sont très satisfaits », expliquait ainsi Anaïs Ratineaud organisatrice de l’événement. Cette année on pouvait trouver un riche plateau de démonstration dont l’épicentre était le stand d’Alessandro Simonetti qui n’a pas ménagé ses efforts à la forge pour partager son savoir-faire sur la technique du damas sous les yeux d’un public attentif.
Parmi les exposants, des fidèles comme Christian Penot de Savigny-sur-Orge (91) présent à la fête depuis 2003 et qui a mené sa carrière de conducteur de métro en parallèle de sa carrière de coutelier, métier auquel il se consacre à plein temps depuis la retraite. Sa spécialité, les lames damas. « Je fabrique mes couteaux à 100 % et je suis l’un des rares à travailler des pierres semi-précieuses pour mes manches ». Jaspe vert et rouge, œil de tigre, lapis lazuli, montés sur des chassis en titane pour la légèreté ou en inox. De quoi en prendre plein les yeux.
« Mais je fais aussi des couteaux avec manches en bois pour pouvoir satisfaire un public plus modeste », précise-t-il. Son autre marque de fabrique, le couteau-scarabée, « J’en fabrique depuis 18 ans et je sors chaque année un ou deux modèles. Et cette année pour la première fois j’en ai fait un avec du lapis lazuli.  ça reste un couteau pliant en lame damas avec sur une face du manche les élytres de l’insecte et sur l’autre l’abdomen. Il y a un petit support de présentation avec des pattes pour que ça lui donne vie ».
Autre habitué, Robert Beillonnet venu de Thiers et présent à la fête quasiment depuis les débuts. Meilleur ouvrier de France en 1997 et 2000 il est coutelier depuis 1982 et ne travaille que sur commande. « Je fais des couteaux à la demande et sur mesure en m’inspirant de couteaux régionaux ayant déjà existé dont j’essaie d’améliorer le mécanisme et parfois les lignes pour que ce soit plus gracieux. Je fais aussi de la création, des prototypes et de la mise au point pour des industriels qui veulent fabriquer en série. C’est là le principal de mes activités ». Là aussi les couteaux sont fabriqués de A à Z. «J’utilise beaucoup de bois précieux et d’ivoire de mammouth, mais comme je travaille à la demande, je m’adapte. Là j’ai créé un Laguiole avec une molaire de mammouth. C’est en voyant le morceau et sa courbe que j’ai su quel modèle j’allais faire et quelle taille car ça aurait été dommage de le couper en deux pour faire deux petits couteaux ».
Et chez les nouveaux on pouvait découvrir Nicolas Couderc, venu de Corrèze. Professionnel depuis 2007 après deux ans de formation au CFAI de Thiers, il a été Meilleur ouvrier de France en 2018 dans la catégorie « poche ». Il propose des créations très personnelles. « Je travaille sur le design avec des formes qui me plaisent en me disant que si ça me plaît, ça plaira bien à quelqu’un d’autre. J’essaie donc de faire des formes épurées ou des lignes tordues, quelque chose qui soit dynamique ». Autre marque de fabrique, des matériaux originaux pour les manches. « J’essaie de trouver des matériaux qui soient graphiques peu importe la matière. Je travaille par exemple avec des copeaux de dents de mammouth, de la peau de raie ou du tissu fixé dans de la résine afin que les matériaux soient stabilisés. J’ai vendu tout à l’heure un couteau dont le manche était fait avec des crayons de couleurs que j’avais choisis pour les formes hexagonales et les couleurs, toujours fixés dans de la résine », explique-t-il.

Une fois de plus la fête du couteau aura mis en avant des créations et des savoir-faire d’exception.

Première participation et lauréat d’emblée

Pour sa première participation Hervé Maunoury (photo 1)  ne sera pas venu pour rien. Il a en effet reçu samedi le 1er prix du coucours de création coutelière. Venu du Cantal, cet autodidacte s’est lancé dans la coutellerie il y a un peu moins de six ans. « Auparavant j’était musher et guide de montagne professionnel. J’ai toujours eu des couteaux car j’en ai toujours eu besoin et mon métier de musher m’a mené en Finlande ou j’ai rencontré d’autres mushers professionnels qui étaient couteliers pendant la période estivale. Et ce sont eux qui m’ont mis le pied à l’étrier. Mon travail est d’ailleurs très inspiré du leur. J’aime utiliser diverses techniques primitives comme le tissage du cuir pour mes étuis ou encore le scrimshaw, une technique inuite, pour décorer les manches. Je travaille des lames en fer forgé ou en damas, une technique dans laquelle je commence à devenir pointu. C’est un métier passion, je travaille donc beaucoup et sur les salons on apprend beaucoup les uns des autres », explique Hervé Maunoury qui fait aussi bien du couteau pliant que du fixe avec des mécaniques de types liner lock ce qui n’est pas courant sur fer forgé, mais aussi des couteaux sans mécaniques de type Piémontais, crans plats ou forcés. Le thème du concours « inspiration nature » ne pouvait que l’inspirer puisqu’il est déjà très présent dans ses créations. « Pour le concours j’ai voulu évoquer à la fois le règne animal et le règne végétal. J’ai donc réalisé une lame asymétrique avec d’un côté un damas « plume » pour le règne animal et de l’autre un damas « veines de bois » pour le règne végétal. Le manche est bi-matière avec du bois et du bois de cerf. «J’ai décoré avec la technique du scrimshaw avec d’un côté un hibou et de l’autre du feuillage de chêne et le pommeau du manche qui est aussi en bois de cerf reprend les deux avec un hibou au milieu d’un feuillage de chêne ». Un bel ouvrage qui a demandé plus de deux semaines de travail.

Philippe Jolivet

Pour en savoir plus sur le travail de ces artisans nicolas.couderc.com
couteauxpenot.free.fr
www.robert-beillonnet.com
et https://www.couteaux-herve-maunoury.com/