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Les élèves de l’école de police rompent les rangs

Cérémonie

L’année s’est achevée, vendredi, pour les 120 recrues qui viendront renforcer les rangs des gardiens de la paix et les 59 élèves adjoints à la sécurité qui débuteront le service dans quelques jours et selon leurs affectations respectives.

Tandis que la Marseillaise résonne dans la cours de l’école, les familles, agglutinées derrière des cordons de sécurité jouent des coudes pour tenter de dégoter la meilleure photo de leur progéniture. Face à eux, en rang et vêtus de leur uniformes, 120 élèves gardiens de la paix et 59 élèves  adjoints à la sécurité se tiennent droits. Certains ont débuté leur cursus il y a un an, d’autres il y a quelques mois mais tous ont vu le fruit de leur travail récompensé.
L’émotion est palpable. Certaines larmes perlent déjà sur les joues rougies par le soleil pendant que d’autres voient leurs jambes faiblir. « C’est peut-être à cause du stress », s’inquiétait l’une des personnes dans le public pendant que élèves de la 250 ème promotion des gardiens de la paix escortaient l’une de leur camarades en proie à un malaise. Une parmi les six élèves qui auront flanché au cours de cette cérémonie de sortie des promotions de gardiens de la paix et des adjoints à la sécurité.

Un hommage à une capitaine de police décédée l’an dernier

« Vous allez intégrer le terrain dans un contexte où les forces de l’ordre sont clairement devenues des cibles », soulignait Frédéric Périssat, le préfet de Dordogne. Le capitaine Marlène Castang était-elle justement une cible le soir du 15 octobre 2018 où elle a perdu la  vie alors qu’elle régulait la circulation routière à Albi  ? Toujours est-il que l’école nationale de police a tenu à lui rendre hommage en donnant son nom à la 250ème promotion des gardiens de la paix. Une promotion dont l’école peut s’enorgueillir d’y avoir vu évoluer Théo Menant-le-Ny, major de sa promotion et 6ème sur 1 405 à l’échelle nationale. Ce dernier, originaire de Poitou-Charente s’est d’ailleurs vu décorer de la médaille de l’établissement qui sera
« son école à jamais ».
« Rompez les rangs ! », s'époumone soudain Frédéric Ménard le directeur de l’école, brisant ainsi le silence religieux qui régnait sur place. Pendant ce temps, le public téléphone à la main ne perd pas une miette du défilé aérien de chapeaux blancs et de casquettes bleues. L’année s’achève là pour celles et ceux dont la tâche sera de  « combattre la criminalité au présent et au futur », selon les mots de Frédéric Ménard.

Mélissa Boulahyane