Fil info
23:39Creuse : FNE 23 : nouvelle association qui préserve la nature creusoise, y compris des éoliennes | L'Echo… https://t.co/Qa3j5YQ9rF

Attention aux collectifs citoyens qui servent à avancer masqués

Municipales 2020

Le parti socialiste (PS) de la Dordogne a fait un point sur l'actualité politique ce vendredi 20 septembre 2019. Inévitablement, le sujet des municipales a été abordé par le secrétaire départemental Emeric Lavitola et le secrétaire de la section de Périgueux Laurent Jamboué, également membre du bureau féédral.

 

« Pour les municipales, notre objectif large est de rassembler un camp de gauche sur des projets à dominante sociale et à dominante écologique ». La préparation des municipales 2020 en Dordogne est passée après les questions nationales et la défense des réalisations politiques du Département lors du point actualité du secrétaire départemental du parti socialiste Emeric Lavitola et du secrétaire de section de Périgueux (qui siège également au bureau fédéral) Laurent Jamboué, ce vendredi 20 septembre 2019.

Exemple par excellence de ces deux préoccupations à la fois : le logement. Mal isolé, il devient une « passoire thermique », qui ampute le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes d’entre nous. En revanche, le PS refuse une vision « punitive » de l’écologie. Oui, s’y mettre peut nécessiter de la pédagogie... et alors ? Le PS sera pédagogue. Mais venons-en au fait : les municipales 2020. « Nous essayons de rassembler à gauche ». C’est-à-dire que le PS est favorable à des alliances avec EELV, le PCF, Génération.s. Quand chacun part au scrutin dans son couloir, « à l’entre-deux tours, on appelera à voter pour la liste de gauche la mieux placée ». Sans surprise, le PS « attend la réciprocité ». Reste qu’il y a une situation particulière à Bergerac, n’est-ce pas. Pour rappel, le candidat PS Fabien Ruet a reçu le soutien de LREM. « C’est leur problème, à LREM ! ». Est-ce si sûr ? « Fabien Ruet a été élu le 1er des socialistes par les adhérents. Il a passé un accord avec EELV et le PRG. Depuis mercredi, LREM le soutient, il en a pris acte ». Et Emeric Lavitola « peut entendre » qu’il existe un danger Rassemblement national à Bergerac. En tout état de cause, ce que le secrétaire départemental voit, « c’est qu’il y a une dynamique plus grande ». Mais il prévient que « si Fabien Ruet se mettait à dire qu’il n’était plus un opposant à LREM, il serait poussé vers la sortie du PS ».

 

LIRE AUSSI : A Saint-Léon-sur-l'Isle, le maire sortant raccroche, un de ses adjoints candidat pour s'inscrire dans ses pas

 

"Citoyen" ou #citoyen ?

Pour ce qui est des ambitions du parti en Dordogne, n’attendez pas d’Emeric Lavitola qu’il sorte la calculette -une manie de politicien mesquin à ses yeux. L’idée simple de « gagner et/ou reconquérir le plus de villes possibles » lui va parfaitement. « On est attentif au fait d’associer les citoyens au processus de réflexion sur la Ville...et à ce qu’ils le restent ». Toutefois, le citoyen devient un hashtag -autrement dit un mot que l’on retient... sans que son sens, lui, soit rappelé. Or, si le sécrétaire départemental Lavitosa, comme Laurent Jamboué « sont attachés aux cadres collectifs de décision », la prudence est de mise dans le contexte actuel, qui voit éclore des collectifs citoyen par ci, par là. « Attention à que ce ne soit pas une manière d’avancer masqués ! ». Les deux responsables PS ne sont pas près d’enterrer les partis politiques, à l’heure où LREM leur accorde une espérance de vie modeste. « La société n’aura pas d’avenir sans parti. Un parti, c’est structurant, c’est un moyen pour s’éduquer... et ça reste le fondement de la République ». Contre le discours ambiant, au PS, on dit à l’opinion : « Engagez-vous ! Il y a assez de partis pour que vous trouviez le vôtre ! ».

 

Fabienne Ausserre