Fil info
18:52La fabrique d’un journal. Imprimerie Rivet. Éditeur de . Colère aussi de savoir que l’, après… https://t.co/UrC2sD3iXM
14:19 Formidable 👍
13:42Le surnom de "Poupou" lui a été donné par un journaliste du quotidien communiste du Centre, di… https://t.co/iG6trKRIOz

Femmes solidaires Dordogne avait reçu Pınar Selek à Périgueux

Prix 2019 culture méditerranéenne

Souvenez-vous, Femmes solidaires Dordogne avait eu le privilège de recevoir la sociologue turque Pınar Selek à la librairie Les ruelles à Périgueux à l'occasion de la sortie d'un livre d'entretiens avec l'auteur Guillaume Gamblin L'insolente. Or, Pinar Selek a reçu vendredi dernier le prix 2019 de la culture méditerranéenne. Aussi, l’association Femmes solidaires Dordogne est heureuse de diffuser un communiqué. 

« Vendredi dernier, Pınar Selek était en Calabre, à Cosence, pour recevoir le Prix 2019 de la Culture méditerranéenne, section société civile. C’est un jury international qui le décerne. Organisé par la fondation Carical, ce prix se propose de reconnaître le mérite de tous ceux qui contribuent à approfondir la connaissance de la culture méditerranéenne, jusque dans ses aspects les plus actuels. La section société civile entend récompenser un intellectuel d'envergure internationale, qui se distingue par « son œuvre en faveur du dialogue entre les différentes expressions culturelles de la Méditerranée. »

Après Tahar Ben JellounDavid GrossmanAmin Maalouf... Pınar Selek est donc la lauréate de la 13édition de ce prix prestigieux. 

LIRE AUSSI : Un "Grenelle" sur les violences faites aux femmes ? Diable… mais chiche ! pour Femmes solidaires Dordogne

Profondément touchée par cette reconnaissance, Pınar Selek a dédié son prix à toutes les femmes exilées comme elle, et notamment à celles que l’on ne voit pas. Mais aussi à toutes les lucioles qui bravent les frontières, les forteresses, les fascismes, les violences et qui transforment le monde par leurs solidarités concrètes, par leurs poésies et leurs philosophies émancipatrices.

Voici un extrait de sa déclaration, en Calabre : « Autour de notre Méditerranée, la criminalisation de la mobilité des opprimés se traduit par des corps glacés, des corps morts, des corps qui ne rêvent plus, ou par des esclaves sans protection, sans droit, au cœur de l’Europe occidentale. A cause de mes écrits et de mes positionnements en faveur des libertés, parce que j'ai dénoncé le génocide des Arméniens (…), j'ai dû quitter mon pays la Turquie mais je n'ai pas quitté la Méditerranée : je continue mes combats à Nice. (…) Je suis fière de faire partie du monde des lucioles. Qui tirent la lumière de leurs rêves et qui éclairent quand il fait nuit. (…) J’essaie de contribuer à la construction d’une contre-culture basée sur la solidarité, la liberté et la justice. Je sais que c’est difficile. Oui, mais comme le proposait Antonio Gramsci, allier le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté peut libérer une puissance magique. Je sens cette magie dans les chemins que je poursuis.Au nom de toutes les lucioles méditerranéennes, au nom de ces sorcières qui jouent avec la magie, je vous remercie pour cet encouragement. »

Plus d’infos : coordination des collectifs de solidarité avec Pınar Selek