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Plusieurs loups en Haute-Vienne

A la suite des résultats d’analyses de l’attaque du 16 octobre à Augne, l’association «Préservons nos troupeaux des loups en Limousin» peut affirmer aujourd’hui qu’un autre loup sévit sur le secteur d’Eymoutiers et qu'il est bien responsable de la mort de l’agnelle apportée devant la préfecture de Haute-Vienne le 4 octobre.
Une nouvelle fois, l’association «Préservons nos troupeaux des loups en Limousin» tire la sonnette d’alarme, preuves à l’appui.
Emilie de Launay, éleveuse raconte. «Le 29 avril, à Fougeolles (Eymoutiers 87), j’ai trouvé une brebis égorgée. Nous avons fait venir l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) qui a fait un constat visuel. J’ai fait un prélèvement sur la brebis qui est parti au laboratoire allemand Forgen. Et nous avons eu un retour d’analyse incomplète, mais quand même avec un marqueur de loup.»
Fin mai, une autre attaque s’est produite à Sainte-Anne-Saint-Priest et là, c’est une analyse complète qui a pu être faite révélant l’ADN du loup.
Le 3 octobre, toujours à Fougeolles, Emilie de Launay a trouvé de nouveau une agnelle égorgée. «C’est celle que nous avons amenée devant la préfecture à Limoges dès le lendemain. Pour mémoire, sur cette attaque là, l’ONCFS a parlé d’un blaireau.»
Pendant l’été, d’autres faits ont eu lieu sur le secteur. Mais là, ce sont des veaux qui sont morts chez deux éleveurs. «Ils avaient été attaqués à l’arrière ou sur le ventre» explique Emilie de Launay. Des veaux, il y en a déjà eu qui ont été tués dans l’hiver à Augne, affirme-t-elle. 
«Entre l’attaque de la brebis en avril et de l’agnelle en octobre, les analyses disent que rien ne signifie que ce n’est pas le même animal à chaque fois explique l’éleveuse. Or, pour l’attaque d’avril, on avait un marqueur spécifique du loup. «L’analyse concernant l’attaque du 3 octobre a révélé l’ADN de deux animaux.»
Quant à l’attaque du 16 octobre à Augne, 3 morts dont un égorgé, le prélèvement a permis d’avoir une analyse complète, «un profil complet du loup qui existe en France» note Emilie de Launay. 
Des analyses qui lui permettent d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’un seul individu. «La question aujourd’hui est de savoir combien il y a de loups, combien il y a de meutes? On ne se demande plus si le loup est là ou pas. On n’en est plus au stade du pour ou contre, la question aujourd’hui c’est comment on fait?» questionne Emilie de Launay.
«On demande une régulation»
Les éleveurs et l’association ne demandent pas l’éradication du loup. «On veut une régulation. Quand on parle de régulation, il s’agit de l’élimination des loups qui s’attaquent aux troupeaux. Il faut qu’ils apprennent à se méfier de l’homme et qu’il joue leur rôle en chassant les bêtes sauvages.»
L’urgence ici, c’est la reconnaissance de la présence du loup.
L’association a demandé un rendez-vous avec l’ONFCS qui aura lieu la semaine prochaine. Le combat est bien de faire reconnaî-tre par les autorités que le loup est présent en Limousin et qu’il s’agit donc d’agir. «Ce n’est pas à nous de nous occuper de la dispersion des loups, c’est aux pouvoirs publics» abonde Yves de Launay, président de l’association «Protégeons nos troupeaux des loups en Limousin».
«Qui plus est, Il n’y a pas de dédommagement pour les bêtes attaquées et tuées» déplorent les éleveurs qui souhaitent maintenant être entendus et que des actions soient mises en place.
«En France, les loups sont superprotégés via la convention de Berne» poursuit Yves de Launay.
Pour la protection du loup, la convention est claire, son article 6  édicte que «chaque partie contractante prend les mesures législatives et réglementaires appropriées et nécessaires pour assurer la conservation particulière des espèces de faune sauvage énumérées dans l’annexe II».  En l’occurrence  l’espèce canis lupus y est mentionnée. La grande majorité des loups est issue de sous-espèces de canis lupus, ce qui entraîne une protection très large de l’animal. 
Christine Audebert

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