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Colère noire et bris de porcelaine contre la réforme de la justice

Edouard Philippe en Haute-Vienne

 
Improvisant une marche symbolique du tribunal à la mairie, les avocats du barreau de Limoges ont manifesté hier leur noire colère contre une réforme «laminant le service public de la justice», à l’occasion de la visite du Premier ministre Edouard Philippe, auquel ils ont demandé une entrevue, dans un grand fracas de porcelaine. 
Partis du tribunal place d’Aine sous la bannière «Défense du service public de la justice», les manifestants en robe noire ont distribué tout au long du parcours des tracts explicatifs aux automobilistes. Une action en continuum de la lutte portée depuis plusieurs mois qui a mobilisé près de 70 avocats «pour la mise en œuvre d’un vrai !  chantier de la réforme de la justice, le texte issu des discussions entre la Chancellerie et nos représentants nationaux présenté à l’Assemblée nationale ne correspondant pas au travail que nous avons accompli ensemble», rappelle maître Olivé, bâtonnier désigné du barreau de Limoges, soulignant dans ses rangs un «sentiment de trahison». «Le train vient vers nous, nous le prenons en marche poursuit-il. Sous couvert de réorganisation, de planification budgétaire, de rationalisation de la justice, ce projet veut décourager le justiciable de saisir son juge en l’éloignant et en complexifiant les procédures. Or la justice est le premier des services publics. Aujourd’hui, nous venons réaffirmer notre attachement à ce que le projet ne soit pas retenu en l’état, et que le débat national qui s’ouvre notamment sur les services publics, inclut cette  priorité essentielle pour les individus, leur justice et les libertés individuelles», conclut-il avant de prendre la tête du cortège. Pour  marquer leur détermination, les manifestants équipés d’un camion-benne rempli d’assiettes en porcelaine, sont allés symboliser la casse du service public de la justice au carrefour de la mairie, bloquant la circulation durant près d’une demi-heure, encouragés par des Gilets jaunes bien remontés... Tous bientôt fermement repoussés par les CRS. «Vendu, t’as eu ta prime, c’est la honte !». «Macron démission !». Retentissent Le chant des partisans, puis la Marseillaise. Un Gilet jaune résume : «Philippe, il n’a pas besoin de se déplacer dans les régions avec son grand débat. S’il pense calmer les esprits, il se trompe. Les beaux discours stop ! Il le sait ce qu’on veut, qu’il aille chercher l’argent là où il est. Parce qu’aujourd’hui le peuple se réveille, et il a la rue !». 
La demande d’entrevue des avocats avec le Premier ministre n’a pas abouti. «On nous a proposé une conférence téléphonique ou un rendez-vous avec la conseillère justice de Matignon en début d’année prochaine... conclut maître Olivé. Nous ne pouvons que regretter qu’à l’occasion de cette visite, le Premier ministre n’ait pas souhaité consacrer ne serait-ce que dix minutes à des avocats qui ont physiquement mouillé leur robe pour dénoncer une réforme délétère. Nous avons été repoussés sans ménagement, ce sans raison objective, ni nos rangs, ni ceux des Gilets jaunes n’ayant manifesté de signe d’agitation ou de violence à ce moment. Le carrefour a été libéré, mais le combat continue pour chacun d’entre nous, sur des préoccupations différentes, mais dont certains aspects se rejoignent».                                              
      I.H. 

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