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Ne pas tourner autour du «Pau»

CABCL-RC Vannes

Six ans après son succès contre Aurillac, qui lui avait ouvert la voie vers son retour en TOP 14, le CAB s’apprête à revivre une demi-finale sur sa pelouse d’Amédée-Domenech, cette fois-ci contre le RC Vannes. Si les Brivistes n’ont jamais perdu contre les Bretons, la méfiance reste de mise surtout après la correction infligée aux Montois lors des Barrages.

Après sa victoire étriquée contre Bayonne, le CAB s’était mis dans les meilleures dispositions pour préparer sa demi-finales à domicile. Si à aucun moment, staff ou joueurs n’ont émis la moindre préférence concernant leurs futurs adversaires, la perspective d’un retour des Bretons sur la pelouse du Stadium avait pourtant la faveur des supporters... du moins sur le papier.
Et pour cause ! Ce sont chez ces mêmes Bretons que les Brivistes avaient signé leur premier succès extérieur de la saison (9-11). Quant au match retour, il avait tout simplement viré à la correction avec pas moins de neuf essais inscrits par les hommes de Jeremy Davidson  qui s’offraient au passage le succès le plus large de la saison de Pro D2 (61-14). Sauf que, si les désirs des supporters ont été exaucés dimanche dernier, leurs certitudes ont aussi vacillé en voyant un stade de la Rabine disposer avec autant de facilité des Montois pourtant rompus à l’exercice des phases finales.
En passant 50 points aux Landais, les Hilsenbeck, Curtis et autres Kamikamica ont, au delà de valider leur ticket pour la demie, surtout marqué les esprits. Pour leur premier passage par la case phases finales, les Bretons ont tout simplement pulvérisé les compteurs.

Fin de saison en boulet de canon

Quant à coller cela sur le dos de la chance du débutant, la tentation serait bien mal venue ! Car depuis la fessée reçue au stadium, les hommes du manager Spitzer ont réalisé une fin de saison en boulet de canon en enchaînant six défaites consécutives avant de manquer de peu une septième au stade de la Méditérranée chez des Bitérois, alors encore en course pour les barrages. Face à des challengers finalement pas si inattendus que ça, les Brivistes sont prévenus ! «Sur ce match-là il fallait être capable de mettre 50 points à Mont-de-Marsan ! Eux [les Bretons], l’ont fait avec un réalisme impressionnant mais aussi avec une gestion et une maîtrise toutes aussi impressionnantes. C’est pour ça qu’on se méfie. C’est une équipe qui a du talent, qui est euphorique et qui est sur une phase positive. Quand tu es en confiance c’est toujours plus facile de jouer au rugby !» résume  Saïd Hirèche qui ne se fait guère d’illusions sur le message de «façade» affiché par les Vannetais. Car si le RC Vannes aurait déjà réussi sa saison, le CAB, lui, a depuis longtemps les yeux rivés sur Pau. L’objectif d’une demie finale à domicile atteint, elle n’en demeure pas moins qu’une «étape».  

"Vannes n'a rien à perdre"

«Vannes n’a rien à perdre c’est la première demi-finale de son histoire. Les joueurs viennent ici pour faire un exploit. Pas mal de gens pensent aussi que leur attaque peut nous faire mal» estime le manager briviste. Toujours est-il que le CAB peut lui aussi s’appuyer sur quelques certitudes. En tête à l’issue de la phase régulière, Brive est surtout la première attaque et la deuxième défense de ce championnat avec l’avantage de ne jamais être tombé à domicile. «On a 80 minutes pour faire quelque chose de très bien pour notre public mais aussi pour tout l’effectif de ce groupe et les dix mois de travail que nous avons fait ensemble cet année» note Jeremy Davidson qui a déjà goûté au parfum des demies avec Aurillac. «C’est un goût un peu différent ici à Brive parce qu’on a un objectif de remonter le plus vite possible même s’il n’y a pas eu des changements dans l’effectif et le staff. Je pense que nous sommes vraiment concentrés sur ces demi finales et chaque week-end c’est une cerise sur le gâteau. Il ne faut pas regarder trop loin non plus» temporise le manager.

Pression du favori

Si le CAB a immanquablement la pression du favori sur les épaules, il pourra néanmoins faire valoir  son expérience avec pas moins de six joueurs toujours dans l’effectif après sa victoire contre Aurillac il y a six ans. Joueurs parmi lesquels figure son capitaine Saïd Hirèche. «Il faut rester prudent parce qu’on n’est pas passé loin de la défaite contre Bayonne qui a joué crânement sa chance alors que nous avons un peu balbutié notre rugby. C’était la première fois qu’il y avait 12.000 personnes au stade, ce qui était peut-être impressionnant pour quelques joueurs qui n’avaient pas encore vécu ça. C’est bien de l’avoir passée et c’est aussi bien d’avoir galéré  pour les battre» note le capitaine.  
«Sur ce genre de matches il n’y a pas de favoris. Les cartes sont redistribuées. Vannes a montré un super visage la semaine dernière. Aujourd’hui on repart de zéro» estime Thomas Laranjera lui aussi acteur il y a six ans. Autant que la pression, c’est désormais l’impatience qui agite tout le peuple noir et blanc !

Mathieu Andreau

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