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Un ras-le-bol qui ne fait que s’amplifier

Social

Le grand débat était la réponse de Macron aux Gilets jaunes, mais il est bien loin de satisfaire aux attentes de la population composant ce mouvement, des citoyens des classes populaires et modestes, ceux pour qui ça ne ruisselle pas.

Un grand débat n’abordant pas les questions qui taraudent les habitants de ce pays, et une restitution repoussée sine die ne sont pas de nature à calmer la colère des Gilets jaunes.
Didier, sur les ronds-points de Trélissac et de l’agglomération périgourdine depuis le 17 novembre, donne le sentiment de ses camarades de galère : « Nous réagissons mal, très mal à ce report des annonces », déclare-t-il. « Il y a eu une catastrophe, certes, mais la gestion de la France demeure urgente. On a l’impression qu’il abuse les Français qui attendent. Il repousse les résultats, et on se doute que c’est parce qu’il n’a pas grand chose à annoncer. ça fait deux fois qu’il repousse. Il va repousser encore ». On sait qu’Emmanuel Macron devait annoncer les mesures qu’il comptait prendre pour répondre à ce mouvement citoyen inédit lundi soir. Mais une heure avant cette allocution, l’incendie commençait à ravager No-tre-Dame-de-Paris, et brutalement il n’existait plus, en France, que cette vénérable cathédrale dont la sauvegarde, puis la reconstruction, sont devenues des priorités nationales. Dur à entendre quand on ne sait pas comment boucler ses fins de mois, et qu’on attend depuis des mois des actes concrets pour répondre à cette attente. Alors certes, certaines mesures ont fuité dans la presse, « mais on attend qu’il parle », reprend Didier. « Ici, beaucoup pensent qu’il joue la montre, ce qui est malsain selon nous, face à un ras-le-bol ne cessant de s’amplifier ». Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour entendre la méfiance sous-jacente, et très prégnante, de tous ces révoltés qui ne croient plus dans les belles paroles du petit banquier ni dans sa pensée si « complexe » qu’elle l’empêche visiblement de voir les simples réalités du pays qu’il est sensé faire avancer. Alors les Gilets jaunes attendent de connaître ce que ce Président si impopulaire va leur pondre, mais pas dans l’inaction. « Ce week-end, on reprend les ronds-points », prévient Didier. « On ne va pas les bloquer, nous ne serons que sur celui qui est en bas de notre Qg à Trélissac, et peu nombreux, mais nous voulons montrer que nous sommes toujours présents ».

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