Escale d’art sur la route d’Aurillac

Culture

Sur la route d’Aurillac, un petit arrêt à Uzerche après avoir fait une pause à Masseret, pour continuer à faire le plein d’arts de rue. Ce samedi, la vieille ville a vibré au rythme des orchestres, ri au son des spectacles,  et s’est parée des couleurs de la fête.

Le festival des arts de rue, après être passé à Masseret vendredi, a ensuite fait un détour samedi par Uzerche pour y distiller une programmation riche et eclectique, marquée par un désir de défricher et surprendre.
Entre la place des vignerons et le jardin Jean-Jaurès, le public a semblerait-il trouvé son bonheur dans la multitude de spectacles proposés tout au long de ce samedi. Il y en avait pour tous les goûts culturels et culinaires, et petits et grands ont aussi bien profité des artistes que des grillades proposées sur les stands associatifs présents lors de cette journée.
«Ce festival est né il y a sept ans alors que des amis artistes, sur la route d’Aurillac, passaient à Uzerche pour faire une dernière répétition, vérifier l’équipement et faire les affiches. On a alors contacté la mairie d’Uzerche pour leur dire qu’il y a huit compagnies qui déboulent, et que s’ils débloquent une petite enveloppe, il y a moyen de faire un festival» raconte Ingrid Dzierzynski, chargée de production pour la compagnie les Romains Michel et compagnies, et coordinatrice du festival «Sur la route d’Aurillac».

Un budget réduit de près de 20.000 euros

Voilà pour les origines. Aujourd’hui l’événement a gagné en ampleur, et grâce à quelques subventions de l’Europe, du Département et de la Région, les deux communes d’Uzerche et Masseret oeuvrent de concert pour permettre à cette grande fête culturel de se perpétuer.
«Il y a de la marionnette, du cirque, de la danse, du diabolo, des fanfares, du théâtre pur, du burlesque...il y a un beau panel de choix» résume-t-elle. Malgré le manque cette année de subventions européennes, le festival offre quand même le travail d’une vingtaine de compagnies à découvrir. «On a acquis une super réputation auprès des artistes, et avec une équipe de quarante bénévoles et des producteurs locaux qui vendent leurs produits, le festival reste attractif». L’enveloppe du budget de cet année se situe entre 25.000 et 30.000 euros, contre 55.000 euros l’an dernier : le sabrage des fonds de l’Europe est drastique, mais la qualité de l’organisation n’en patit nullement. «On fait autrement, c’est pas grave !» lâche la coordinatrice, sans regrets.

La reconnaissance du festival d’Aurillac

La grande fierté de cette année ? «J’avais contacté le festival d’Aurillac en début d’année pour leur présenter notre festival et qu’on souhaitait faire partie des préalables. Nous avons été sélectionnés ! Donc en tant que partenaires du festival ECLAT d’Aurillac, on a pu accueillir une compagnie du «In» d’Aurillac : les frères Troubouch» se félicite-t-elle. Une belle reconnaissance, donc, qui achève de marquer «Sur la route d’Aurillac» comme une étape clé de l’art en Limousin.
Parmi les incontournables de cette programmation : les quatre spectacles de la compagnie La roulotte Ruche, la musique des toulousains de Zoé sur le pavé, le spectacle de danse de la compagnie Amare ainsi que les marionnettes des belges de Buguel Noz.
Et ce n’est pas tout, puisqu’en plus des spectacles , le public pouvait profiter d’animations en continu comme du light painting (compagnie Oxylux), l’Olympievane et ses mini-concerts toutes les 15 minutes, et même un tatoueur.

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